Une mobilisation qui s’impose

Vingt-quatre heures seulement après les « chefs de terre », c’est au tour des chefs militaires de se réunir à Yaoundé. La réunion présidée hier par le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, sur instructions du chef de l’Etat, chef des forces armées, avait un seul point à l’ordre du jour : procéder à une évaluation globale de la situation sécuritaire du pays. Ce, à la veille de deux importantes échéances qui interpellent les éléments des différentes composantes de nos forces de défense et de sécurité : les premières élections régionales du 6 décembre 2020 et les fêtes de fin d’année qui pointent déjà à l’horizon. Il n’est pas inutile de rappeler que le Cameroun est confronté, dans certaines de ses régions, à quelques remous qui tendent à mettre à mal sa stabilité et même son intégrité. Dans la partie septentrionale, la secte terroriste Boko Haram, si elle a reçu de nombreux coups qui ont mis à mal ses actions contre les populations, procède actuellement à des actions sporadiques visant généralement les populations civiles à l’instar de l’attentat terroriste perpétré en août dernier dans la localité de Nguétchewé, département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord et qui avait fait de nombreuses victimes civiles. Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les actions des forces de défense et de sécurité ont porté un sérieux coup aux éléments sécessionnistes qui en sont réduits aujourd’hui à des actes de barbarie à l’instar de l’assassinat brutal de près d’une dizaine d’élèves dans un collège de Kumba, département de la Mémé dans la journée du 24 octobre 2020. Des actions des forces de défense et de sécurité qui favorisent une reprise des activités dans ces deux régions et un retour de plus en plus accentué des enfants à l’école.


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A côté de ces deux cas, il y a la situation à la frontière avec la République centrafricaine à l’Est où les exactions des rebelles venus de ce pays se font de plus en plus rares. Est-ce pour autant qu’il faut baisser la garde ? Assurément pas ! Il s’agit actuellement pour les forces de défense et de sécurité d’éradiquer les poches de résistance que l’on observe encore en vue d’un retour définitif à la paix. Car, on l’a constaté ces derniers mois, les actions de ces apôtres du chaos n’ont pas épargné jusqu’à la capitale Yaoundé, avec le phénomène des engins explosifs improvisés de fabrication artisanale enregistré dans certains endroits de cette ville. Des faits et d’autres qui incitent à une augmentation de la veille sécuritaire pour permettre, non seulement la tenue sereine des élections du 6 décembre prochain et la célébration des fêtes de fin d’année dans la quiétude, mais surtout le retour définitif à la paix pour permettre au Cameroun de continuer d’être ce « havre de paix » que la plupart des autres pays lui ont toujours envié. Nul doute que dans le huis clos des délibérations d’hier, le Mindef, Joseph Beti Assomo, a transmis aux officiers généraux et commandants des différentes opérations militaires, les directives du président de la République, chef des forces armées dans ce sens.


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