Société

Bertoua : l'heure du transport urbain

La mobilité des populations améliorée depuis quelques semaines, suite à un partenariat entre la mairie de la ville et un opérateur privé.

Ce mardi 10 novembre 2020 aux environs de 11h, le bus de transport urbain n'est stationné que depuis quelques minutes à Bonis qu'il est déjà presque plein. « Entrez, nous allons partir », crie la préposée à la vente des tickets aux retardataires. Sur ces entrefaites, le véhicule s'ébranle à destination de Mandjou. Localité située à environ 6 km du centre-ville de Bertoua. A l'intérieur, les passagers s'acquittent du paiement de leur titre de transport chez les hôtesses : 100 F. On retrouve divers habitants : des élèves aux fonctionnaires, en passant par des ménagères, des commerçants, voire, des expatriés. « Grâce à l'arrivée de ces bus sur ce tronçon routier, je n'utilise les taxis qu’en cas d'extrême urgence», déclare François G., commerçant. En converti et habitué de ce mode de transport, il prêche la bonne parole à sa voisine. « Vous voyez, les choses changent. Le maire de la ville a promis d'autres bus», affirme-t-il notamment. Assise dans un coin, une étudiante profite du cadre pour relire ses cours, alors que le bus traverse la ville : Bonis, Koume, Nkolbikon, centre-ville, Yademe, Kano, etc. sont les principaux quartiers traversés. 
Depuis le début de l'activité le 19 octobre 2020, les bus de transport urbain font partie du paysage à Bertoua. Ce, à la faveur d'un partenariat entre la mairie de la ville et un opérateur interurbain privé. Lesdits bus, quatre pour le lancement de l'activité, ont été présentés au public le 12 octobre dernier. « Bertoua est une ville en plein essor. La nécessité de disposer des moyens de transport par bus devient une priorité», explique Jean-Marie Dimbélé, maire de la ville de Bertoua. Le gouverneur de l'Est, Grégoire Mvongo, a notamment exprimé la satisfaction des habitants au sujet de ce mode de transport, lors de la récente réunion du Comité de coordination des opérations du maintien de l'ordre. 
Pour cette expérimentation, le satisfecit prime pour l'heure. Actuellement, il faut compter moins d'une heure pour traverser Bertoua de bout en bout, en ralliant Bonis à la localité voisine de Mandjou, sur une distance d'une vingtaine de km. Le long du trajet, une vingtaine d'arrêts-bus sont prévus et devraient être formellement aménagés bientôt, avec des abris notamment. Certes, on a pu constater que tous les usagers n'ont pas encore pris l'habitude d'attendre les bus aux arrêts prévus. « Ça pose un problème. Les bus ne s’arrêtent pas n’importe où. Nous espérons qu’avec le temps, ça va s’améliorer », indique Ibrahima Babanguinda, chef comptable de l'entreprise de transport partenaire. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps