Prévention des catastrophes : les députés cherchent des solutions

C’est la raison d’être de l’atelier de renforcement des capacités organisé à leur intention vendredi dernier au Palais des congrès de Yaoundé.

Dans l’optique de réduire les catastrophes d’origine naturelle ou humaine, près de 150 députés et élus locaux ont eu droit à une formation vendredi dernier. Au cours de celle-ci, ils ont été sensibilisés et ont reçu des informations, lesquelles ont renforcé leurs capacités sur la réduction des risques de catastrophe. Et c’est l’hémicycle de l’Assemblée nationale, logé au Palais des congrès de Yaoundé, qui a servi de cadre à ces travaux organisés par le Réseau des parlementaires pour la réduction des risques de catastrophes (Reparc). Ils ont été présidés par Théophile Baoro, vice-président de la Chambre. La coordination technique était assurée par le secrétaire général de l’Organisation internationale de la protection civile, Mariatou Yap, ainsi que des experts du ministère de la Décentralisation et du Développement local.


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Pendant son allocution d’ouverture, l’honorable Théophile Baoro a prescrit aux participants de pérenniser les enseignements reçus durant la formation. Il a demandé à ses homologues d’être une force de propositions, tant à l’endroit des pouvoirs publics que des collectivités territoriales décentralisées. Mais pour arborer cette tunique, les participants ont dû faire un état des lieux de la protection civile au Cameroun, tout comme ils ont compris et mesuré l’impact de l’action humaine dans le processus qui conduit à la survenue des catastrophes.  Il leur a également fallu s’approprier les concepts liés à la réduction des risques de catastrophe. « En tant qu’institution chargée de voter les lois, notre Chambre se fera un devoir de formuler des recommandations fortes, autant en direction du pouvoir central que des exécutifs communaux. Au sortir de ce séminaire, nous devons être capables d’établir un plan de collaboration à tous les niveaux », a-t-il déclaré. 


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Des recommandations qui cadrent effectivement avec l’ambition des organisateurs. Selon le président du Reparc, l’honorable Vincent de Paul Emah Etoundi, cette réflexion a été inspirée par les multiples catastrophes qu’a connu le Cameroun ces dernières années (inondations à Maroua ou à Douala, glissement de terrain à Bafoussam, sécheresse, crise sanitaire…). Parce qu’elles impactent négativement sur l’environnement, ces catastrophes entament gravement la qualité de la vie de l’homme, « en mettant à mal l’économie et l’agropastoral », a-t-il déclaré.


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