Travail parlementaire : incontournables huissiers

Reconnaissables à leur mise particulière, ils veillent au bon déroulement des sessions et fluidifient le travail des députés.

Il porte une redingote noire. Les manches de ce vêtement, style queue de pie, reçoivent l’étreinte d’un bandeau fin aux couleurs nationales. Le vert-rouge-jaune frappé d’une étoile dorée. Cette tenue de cérémonie est complétée par une chemise, blanche de préférence, et une cravate ou un nœud papillon de couleur noire ou bleu-nuit. L’allure est solennelle. Cérémoniale. Elle est parfois autoritaire. Son visage est un mélange paradoxal qui allie sévérité et gentillesse. Lui, c’est l’huissier, acteur incontournable du travail parlementaire. A l’extérieur, il assure un rôle protocolaire. Dans ce sens, il accueille et oriente les députés, tout en prêtant une oreille attentive à leurs demandes. Diplomate, il sait être à la fois présent et effacé. 


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A la différence du gentilhomme de base, l’huissier du Parlement doit avoir une parfaite maîtrise du travail et des usages parlementaires. La clochette qu’il fait tinter de temps à autre, au hall d’attente, rappelle aux parlementaires que l’hémicycle réclame leur présence. Durant les plénières, il assure la police de la salle pour veiller à ce que les travaux se déroulent dans le strict respect de la bienséance. Les présidents des chambres peuvent ainsi faire appel à lui pour rétablir l’ordre si besoin est. Dans son travail, il crée un pont entre les élus et l’administration parlementaire. Il met à disposition des élus, toute la documentation nécessaire à leur travail durant les sessions. 


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Lors des travaux en commission, l’huissier se débarrasse de sa tenue de cérémonie. Cette fois-ci il arbore un simple costume sombre, avec une chemise qui peut être noire, rose ou bleu-ciel. La cravate et le nœud papillon restent par contre accrochés au cou. C’est un « travail difficile et très exigeant », confie l’un d’eux. La station debout prolongée qu’elle induit nécessite en effet une très bonne condition physique, surtout pendant les sessions. Ils sont moins sollicités durant les inter-sessions, période au cours desquelles ils agissent essentiellement comme agents de liaison. 


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Ce corps est ouvert aussi bien aux hommes qu’aux femmes, même si pour l’instant, aucune femme n’a embrassé la profession, explique-t-on. Pour pérenniser cette activité, des formations et des séances de recyclage sont régulièrement organisées auprès des pays amis. 


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