Élections des exécutifs régionaux : ultimes tractations

Partis politiques et chefs traditionnels profitent des derniers jours pour mieux préparer l’échéance de mardi prochain.

Comme s’ils se sont passé le mot ! Trois des quatre formations politiques concernées par les opérations de désignation des premiers exécutifs régionaux qui auront lieu le mardi 22 décembre prochain, ont choisi de procéder à un meilleur encadrement de leurs nouveaux élus qui vont choisir les premières équipes dirigeantes de ces collectivités territoriales décentralisées. Le souvenir de ces Conseillers municipaux votant en faveur des listes concurrentes le 6 décembre dernier est sans doute encore vivace dans les esprits. Hier en mi-journée, les responsables de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) attendaient la fin de la visite d’un membre du gouvernement dans le département du Noun pour ouvrir une concertation regroupant, outre les responsables du parti, les 17 conseillers régionaux du département du Noun, selon l’hon Adamou Koupit, membre du Bureau politique et député de cette formation politique à l’Assemblée nationale. Du côté de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), après la réunion présidée à Yaoundé mardi dernier en présence des conseillers régionaux venus de l’Adamaoua, Maïgari Bello Bouba, le président national de cette formation politique est annoncé sur le terrain ce week-end, pour un resserrement du contact avec ses électeurs. Le parti entend en effet mettre toutes les chances de son côté, particulièrement dans l’Adamaoua où il a raflé quatre des cinq départements en lice dans cette région.


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Du côté du principal parti politique en compétition, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), l’on n’entend rien laisser au hazard. Après la désignation des mandataires et des chargés de mission du parti dans les dix régions, afin d’assurer l’encadrement des électeurs, ces responsables étaient regroupés hier après-midi au siège du Comité central à Yaoundé, pour les ultimes consignes à l’endroit de ceux qui seront appelés à élire les premiers responsables de ces collectivités territoriales décentralisées. Toutes ces rencontres se déroulent bien entendu à huis clos, à l’abri des regards et des oreilles indiscrets. Dans ces différentes formations politiques, l’on espère en effet faire partie des bureaux qui seront mis en place mardi prochain. “Nous sommes sereins”, indique à cet effet Adamou Koupit. Pour l’UDC, comme pour les autres partis politiques n’ayant pas de majorité dans les conseils régionaux, l’on indique compter sur les dispositions légales en vigueur, notamment l’article 306 de la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées qui stipule que “…Le bureau régional doit refléter la composition sociologique de la région”. Du côté de l’UNDP, si l’on espère pouvoir ravir la présidence du Conseil régional de l’Adamaoua, avoir des sièges dans les bureaux de l’Extrême-Nord et du Nord, où le parti compte des élus ne serait pas de trop. La mobilisation n’est pas moins forte du côté des représentants du commandement traditionnel où la plupart de ceux du Centre se sont retrouvés en concertation à Yaoundé mercredi dernier. Cependant que du côté des autorités de tutelle, les choses se mettent également en place. C’est ainsi que de nombreux électeurs sont déjà en possession des convocations, signées des gouverneurs de régions en vue de prendre part aux travaux de mardi prochain.   


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