« La diplomatie camerounaise s’est distinguée sur plusieurs fronts »

Dr Christian Pout, président du Think Tank CEIDES

Quel regard portez-vous sur le déploiement de la diplomatie camerounaise en cette année 2020 qui n’aura pas été une année comme les autres ?


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Comme par le passé, la diplomatie camerounaise a tout au long de cette année su exalter avec tact et subtilité les principes et objectifs qui gouvernent l’action internationale du Cameroun. Sous la constante impulsion du chef de l’Etat, S.E. Paul Biya, l’originalité des choix fondamentaux qui structurent la politique extérieure du Cameroun au niveau africain et international à savoir : indépendance nationale, paix, non-alignement, non-ingérence, unité et solidarité africaine, coopération internationale, développement etc., a permis malgré un contexte tendu de respecter le triptyque action-efficacité-résultats. Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut relever la crise du multilatéralisme, les tensions économico-commerciales sino-américaines, la montée du populisme, l’expansion de l’extrémisme violent et surtout le Covid-19 qui fragilisent les perspectives de développement des Etats. Dans un environnement aussi préoccupant, le Cameroun sous la houlette du président de la République, n’a pas manqué de faire entendre sa voix, notamment, en rappelant « l’interdépendance entre les Etats et la nécessité d’agir solidairement afin d’y apporter des solutions idoines ». Notre diplomatie s’est ainsi faite remarquer sur différents fronts. L’engouement des Etats et partenaires internationaux à soutenir les efforts du Cameroun en faveur de la cessation des violences perpétrées par des groupes armées dans les zones anglophones (sécessionnistes) et septentrionales (Boko-Haram), de la prévention de l’extrémisme violent, et de la recherche d’une paix durable et d’un développement inclusif, témoignent à suffisance de la pertinence des stratégies et actions menées par notre pays pour faire face à ces défis.


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On a remarqué que le président de la République a procédé à un renouvellement du personnel au niveau de plusieurs missions diplomatiques du pays à l’étranger. Quel peut être le message véhiculé par ces actes qui sont certes normaux dans les usages ?


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Comme vous l’avez si bien relevé, le renouvellement du personnel diplomatique affecté à l’extérieur fait partie des actes de management classiques des ressources humaines appelées à exécuter des missions spécifiques, en l’occurrence celles qui leurs sont assignées par l’Etat représenté ici par le président Paul Biya, chef de la diplomatie camerounaise. En ce qui concerne spécifiquement les derniers mouvements, j’aimerais souligner qu’ils n’apparaissent pas ex nihilo. Depuis quelques années déjà, on observe que le président de la République a engagé dans le style et le format qu’on lui connaît une réorientation et dynamisation de la politique étrangère du Cameroun. Les bénéfices de cette redéfinition stratégique continuent jusqu’à présent de se faire ressentir.


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Malgré les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les Etats en ce moment, on a tout de même vu le président de la République faire un don au Fonds GAVI lors du dernier Sommet mondial sur la vaccination. Quelle interprétation peut-on donner à cet acte ?


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Le président de la République, S.E. Paul Biya, n’a jamais ménagé ses efforts pour promouvoir la solidarité internationale entre les Etats, malgré que ces derniers poursuivent parfois des intérêts divergents. Son attachement aux vertus de la solidarité l’a parfois amené à porter assistance à des pays en proie à de graves difficultés, notamment au niveau africain. Il faut dire que depuis son accession à la magistrature suprême le 6 novembre 1982, le chef de l’Etat a signifié sa détermination à améliorer les conditions sanitaires de ses concitoyens.


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Il invitait alors ceux-ci à se joindre à lui pour « lutter en faveur d’une couverture sanitaire toujours plus effective, toujours plus efficace (…)Il va s’en dire à la lumière de ces instruments que le don d’un (1) million de dollars US consenti par le président de la République lors du Sommet mondial sur la vaccination qui s’est tenu virtuellement du 3 au 4 juin 2020 à l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination/Global Alliance for Vaccines and Immunization (GAVI) témoigne non seulement de la volonté politique du président Paul Biya de contribuer à la réduction voire l’éradication de certaines maladies, mais aussi, du souci permanent qui l’anime de faire respecter les engagements internationaux du Cameroun.


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Le président Paul Biya a reçu les félicitations de ses pairs de la CEEAC lors du 18e Sommet tenu à Libreville en novembre 2020 pour les avancées enregistrées dans le processus de rationalisation des communautés économiques régionales dans la sous-région. Quelle interprétation peut-on en donner et peut-on espérer un aboutissement de ce processus en 2021 ?


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Le Cameroun qui est logé au confluent de l’Afrique centrale fait office de leader dans la sous-région. L’engagement de son président à approfondir les liens entre les Etats de la sous-région à travers la mise en place consensuelle de politiques transformatrices n’est un secret pour personne. Très tôt, le président Paul Biya accorda une attention particulière aux propositions formulées en 2007 et réintroduites par une requête de l’ancien Secrétaire général de la CEEAC, S.E.M. Ahmat Allam-Mi lors du Sommet de N’Djamena de mai 2015. Celle-ci interpellait les plus Hautes instances de décision sur la nécessité de moderniser la CEEAC en actualisant ses principaux outils, mécanismes et structures de fonctionnement, de sorte que ceux-ci soient aptes à répondre aux nouveaux défis en matière d’intégration économique, commerciale, sociopolitique, de paix, de stabilité et de développement, de même qu’à faire face aux contraintes continentales et internationales. Sommairement, je tiens à préciser que les nouvelles orientations impulsées par les chefs d’Etat et de Gouvernement des 11 pays membres de la CEEAC ont porté sur l’adoption de textes fondamentaux, révisant le dispositif légal et règlementaire de la CEEAC. En particulier, les textes révisés ont concerné, le cadre organique de la CEEAC, le Statut de son personnel, le règlement financier, et le Protocole relatif au Conseil de paix et de Sécurité d’Afrique Centrale (COPAX). Ces résultats justifient amplement la reconnaissance par ses pairs des efforts personnels consentis par notre président. 


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