CNI et passeport : lumière sur le processus

Le secrétaire général de la DGSN au nom du délégué général était face à la presse vendredi à Yaoundé pour éclaircir des zones d’ombre qui entachent le circuit.

Les demandeurs de cartes nationales d’identité et passeports sont désormais fixés sur la disponibilité de leurs titres identitaires. Suite à la diffusion de certaines informations sous forme de revendications et de plaintes des usagers sur les réseaux sociaux en ce qui concerne la délivrance des cartes nationales d’identité et des passeports, le secrétaire général de la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), le commissaire divisionnaire Dominique Baya, au nom du délégué général, Martin Mbarga Nguele, est monté au créneau. Vendredi dernier à Yaoundé, il a éclairé l’opinion publique au cours d’un point de presse. Le haut gradé de la police a fait savoir qu’en dépit du ralentissement dans la production lié aux difficultés techniques, aux procédures et à la livraison du matériel, le service public de production des CNI reste très actif. Il a rassuré sur le sujet que tout le monde serait servi dans les toutes prochaines semaines à la cadence de production actuelle. « Il n’y a donc pas lieu d’occulter les faits et de tenter quelques manœuvres de récupération, de manipulations politiques ou de vouloir susciter des comportements antipatriotiques au sein de la société », a martelé le SG de la DGSN. 
La DGSN compte à ce jour 280 postes d’identification à travers le territoire national, dont 50 postes d’identification mobiles. Sa capacité de production actuelle est de 10 000 CNI par jour. Cette capacité journalière passera à 15 000, à la faveur de la mise en service du Centre de production secondaire de Garoua. Plus de 245 000 CNI déjà produites y sont en souffrance et en attente de retrait par leurs demandeurs. « 169 000 cartes ont été produites au cours des trois dernières semaines du mois de décembre. Lesdites cartes sont actuellement en train d’être acheminées dans les postes d’identification à travers la Campost »,  a souligné le commissaire divisionnaire Dominique Baya. Il a par ailleurs indiqué que les demandeurs de ces documents seront quotidiennement informés via des sms pour ceux qui n’ont pas de problèmes de double identité. 
Concernant cet épineux problème de double identité, le nouveau système de sécurisation de la nationalité camerounaise mis en place en 2016 sur instruction du chef de l’Etat, met fin aux différents désagréments qui impactaient négativement l’économie camerounaise, le système sécuritaire et l’environnement social. Ainsi, les détenteurs de multiples identités n’ont plus la possibilité de se faire établir plusieurs titres identitaires. Selon les dernières statistiques, plus de 3 millions de Camerounais ayant personnellement changé des éléments de leur filiation, se retrouvent en situation de double, triple, voire quadruple identité et autres usurpations.  D’après le SG de la DGSN, en l’état actuel de la législation, seule la première identification contenue dans la base des données est considérée comme étant l’identité authentique d’un citoyen. Concernant la délivrance des passeports, Dominique Baya a expliqué que la DGSN avait sollicité et obtenu l’accord du chef de l’Etat pour la signature d’un contrat de partenariat avec un nouvel opérateur. Le nouveau passeport qui sera désormais disponible en 48 heures, comptera parmi les plus sécurisés et les plus modernes au monde.
 

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