Lutte contre la criminalité faunique : le Gabon apporte son concours

Une délégation venue de ce pays frère a été à cet effet reçue hier à Yaoundé, par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Forêts et de la Faune, Koulsoumi Alhadji Boukar.

Suite à la saisie des pointes d’ivoire à Ambam, localité située dans la région du Sud, le 21 octobre 2020, le Cameroun a sollicité l’expertise gabonaise, afin de retracer le circuit de ce trafic. Une délégation d’experts venus du Gabon et conduite par Lucien Massoukou, directeur général de la faune et des aires protégées, a été reçue hier à Yaoundé par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Koulsoumi Alhadji épse Boukar. Cette rencontre avait pour objectif de définir les stratégies susceptibles d’endiguer de manière définitive la criminalité faunique dans la sous-région Afrique centrale. 


Read also : Corridor Douala-Bangui : le trafic peut reprendre

« Le Gabon est actuellement le seul pays d’Afrique qui est doté d’un laboratoire d’analyse génétique en ce qui concerne la faune sauvage. Cette délégation est venue prélever des échantillons qui seront analysés au Gabon. A partir des résultats, il sera plus facile de déterminer les origines géographiques de ces éléphants », a déclaré Maha Ngalié, sous-directeur de la valorisation et de l’exploitation au Minfof. Pour le chef de la délégation hôte, le Gabon ne saurait venir à bout de la criminalité faunique sans l’appui du Cameroun. « L’objectif de notre présence est aussi de raviver les échanges entre le Cameroun et le Gabon dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique », a ajouté Philippe Ongouli, l’un des experts reçus hier. Des intentions qui épousent celles du gouvernement camerounais à savoir : saisir toutes les pointes d’ivoire, mais surtout démanteler le réseau à l’origine du massacre des éléphants. 


Read also : Emergence : Charles Foka pour une transition énergétique

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category