De précieux acquis

La démocratie camerounaise se porte bien. Elle se conforme au calendrier qu’elle se fixe. Elle se soumet constamment à la volonté du peuple souverain. L’édition spéciale du Magazine « Le Temps des opportunités », parue récemment, confirme cette réalité. Il ne pouvait en être autrement quand on sait que le 6 décembre 2020, les élections régionales ont complété les dispositions prévues dans le processus de décentralisation. Les Camerounais auront remarqué qu’en février de la même année, des élections législatives ont eu lieu. En mars 2018, le mandat des sénateurs a été renouvelé. En octobre 2018, le président de la République, Paul Biya, a été réélu à une très large majorité. A chaque consultation démocratique, le peuple souverain exerce son droit et affirme sa liberté à travers les choix de ses élus, confirmant ainsi qu’en démocratie, l’accès aux responsabilités politiques est assuré par la voie des urnes et non par la rue. Encore moins par certains médias ou par les réseaux sociaux. La démocratie camerounaise évolue ainsi depuis une trentaine d’années dans un contexte parfois hostile marqué notamment par des attaques des bandes du groupe terroriste Boko-Haram dans la région de l’Extrême-Nord, la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016 de même que les attaques des bandes armées dans la région de l’Est.


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Certains ont parfois pensé reculer face aux menaces des ennemis de la paix et aux mots d’ordre irresponsables. Cependant, dans leur grande majorité, les électeurs camerounais ont toujours honoré leur rendez-vous civique le jour dit. Confondant, chaque fois, les promoteurs des projets d’insurrection, de déstabilisation et de sécession et réaffirmant leur capacité à confier leur souveraineté à des élus pour parler et agir en leur nom. 


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S’agissant de la décentralisation, les élections régionales du 6 décembre dernier ont permis de désigner les tout premiers conseillers régionaux au sein des assemblées délibérantes des dix régions du pays. Ont ainsi émergé 700 délégués des départements et 200 représentants du commandement traditionnel. Lesquels ont accédé directement à la gouvernance publique au-dessus du simple statut d’auxiliaires de l’administration qui leur était naguère réservé. Les uns et les autres sont, depuis lors, appelés à faire valoir leur savoir-faire et leur savoir-être pour jeter les nouvelles bases du développement local, conformément aux dispositions de la loi N°2019/024 du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées. On ne le dira jamais assez, les quelques 500 articles qui constituent cette loi représentent une mine inépuisable pour les élus régionaux et municipaux. Il ne tient qu’à eux d’exploiter ces dispositions légales à bon escient, pour utiliser la décentralisation comme un outil de gouvernance et de développement local, dans le but d’améliorer les conditions de vie des Camerounais en ville et en campagne. De ce point de vue, la décentralisation et la démocratie émergent comme des acquis à consolider.    


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