« La campagne du 8 mars est compromise»

Adoum Abagana, directeur de l’usine Cicam de Garoua.

Monsieur le directeur, que se passe-t-il à l’usine Cicam de Garoua ?  


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L’usine n’est pas fermée. Elle est en arrêt pour manque de matière première c’est-à-dire le coton. La Cicam a un endettement vis-à-vis de la Sodecoton, notre principal fournisseur qui arrêté de nous fournir la matière première depuis novembre dernier. Cette dette s’élevait sensiblement à un milliard 300 millions. La Cicam a pu payer 200 millions.  La dette restante est de 1,070 milliard de F par là. Cet arrêt a une  grande incidence sur la campagne du 08 mars par exemple. Nous avons besoin de quatre millions et demi de mètres linéaires de pagne pour le 08 mars. En ce moment, nous n’en disposons que de deux millions. Nous faisons principalement notre chiffre d’affaires sur le 08 mars et le 1er mai. En 2020 déjà, l’année avait été difficile à cause des mêmes soucis avec la Sodecoton. La Covid-19 est aussi venue s’ajouter.  Les festivités du 1er mai avaient été annulées. En 2020, nous avons été en arrêt en septembre puis, à partir du 7 novembre jusqu’à maintenant (ndlr : 22 janvier 2021).  


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Est-ce à dire que la production du pagne du 8 mars est encore compromise cette année ?  


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Notre trésorerie est tendue. On comptait la renflouer un peu avec les campagnes du 08 mars et du 1er mai. Nous espérons qu’une solution sera trouvée dans les prochains jours, sinon nous allons enchaîner avec deux mauvaises campagnes encore, à savoir le 08 mars et le 1er mai. Ce qui va compliquer davantage notre trésorerie.  


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En dehors des relations d’affaires difficiles ces dernières années avec la Sodecoton, que fait votre entreprise pour garder la tête hors de l’eau ?  


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La Cicam a un gros potentiel. Elle a besoin de l’accompagnement de l’Etat et des consommateurs parce qu’elle fait face à une concurrence féroce. C’est l’une des rares entreprises camerounaises qui transforme la matière première produite localement. Elle possède un savoir-faire qui remonte à plusieurs années. Grâce aux efforts fournis par notre direction générale, elle a acquis de nouvelles machines qui devraient éviter l’importation du tissu.  


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