RDC : l’utile compromis

Les violences ayant ponctué la fin officielle du second  mandat du président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, mardi dernier, ont confirmé la persistance des dissensions entre ses partisans et ceux de l’opposition radicale réunie sous la bannière du Rassemblement des forces acquises au changement.
La majorité présidentielle s’en tient à l’esprit et à la lettre des résolutions du dialogue national  qui a réuni la délégation du parti de Joseph Kabila, l’opposition modérée et les membres de la société civile sous la médiation du facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo. L’une des résolutions de ces assises recommandait la prorogation du mandat du chef de l’Etat jusqu’à la prochaine présidentielle et l’engageait à désigner un Premier ministre issu de l’opposition. Joseph Kabila s’est conformé à cette disposition en nommant Samy Badibanga au poste de Premier ministre. Pour sa part, l’opposition radicale incarnée par Etienne Tshisekedi, leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) estime que le chef de l’Etat est illégitime depuis la fin officielle de son second mandat. Il demande, en conséquence, aux populations d’observer une résistance dite pacifique vis-à-vis des institutions républicaines. C’est pour prévenir ce genre d’antagonismes que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a initié des négociations depuis le 8 décembre dernier afin de  réconcilier les positions de la majorité présidentielle et de l’opposition radicale. Face à l’intransigeance des deux camps rivaux et à la visite des évêques à Rome, ces tractations  avaient été interrompues  samedi dernier et reprises avant-hier. On sait qu’elles se heurtent sur la fin effective du second mandat du président Kabila ainsi que sur son engagement à ne pas modifier la Constitution et à renoncer à solliciter un nouveau mandat.
Ces exigences ont beau être fondées, elles ne remplacent cependant pas la paix sans laquelle le fonctionnement d’un pays est compliqué. C’est la raison pour laquelle la CENCO invite les  acteurs politiques congolais à œuvrer pour un compromis avant la célébration de la fête de Noël, pour dénouer la crise qui risque de plonger le pays dans le chaos.     

 

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