Il faut éviter l’amalgame

Au regard de la confusion créée dans les esprits par certains agents municipaux qui arborent un uniforme avec inscription, sur le dos, de la mention « Police municipale », semblable à l’uniforme de la Police nationale, le ministre de la Décentralisation e

En effet, le 7 avril dernier, il a demandé aux préfets des 58 départements du pays, de prendre les dispositions jugées utiles en vue d’interdire systématiquement le port des uniformes portant l’inscription problématique. Dans le message-fax du ministre destiné à ces autorités administratives, il leur instruit d’inviter les magistrats municipaux de leur unité de commandement, à prendre les mesures nécessaires pour doter dorénavant les agents municipaux de chasuble de couleur violette avec pour seule et unique inscription sur le dos et en gros caractère, la dénomination de la commune ou de la Communauté urbaine concernée, sans être précédée de l’inscription « Police municipale ».                                                                              


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Les choses sont désormais claires pour tout le monde et toute récidive ne peut que procéder de la volonté d’entretenir une confusion dommageable. On peut cependant relever que le message du ministre ne fait référence à aucune loi précisant le mode vestimentaire de la Police municipale au Cameroun. Si la loi N°2019/024 du 24 décembre 2019 portant Code général des Collectivités territoriales décentralisées ne dit pas expressément comment la Police municipale doit s’habiller, il y a un vide que la tutelle vient ainsi de combler.                     


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En tout état de cause, la Police municipale ne devrait en aucun cas être confondue avec la Police nationale. Les deux entités étant différentes en tous points de vue. Le premier élément d’identification de la Police municipale est visuel et la sortie de Georges Elanga Obam permet dorénavant que, de prime abord, les citoyens sachent à qui ils ont à faire sans la moindre confusion possible. Les actes des uns, dans l’exercice de leurs fonctions, ne devant être imputables aux autres à cause d’une quelconque ressemblance au niveau des vêtements portés.


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