Photographie : rudiments pour enfants défavorisés

Une formation initiée par l’Unicef à l’Extrême-Nord en partenariat avec le Mincom et le Minas vise à offrir des opportunités d’emplois.

Ils sont très souvent des laissés-pour-compte. Les enfants défavorisés, pour la plupart des sujets victimes d’abus, de violences et d’exploitation, s’insèrent difficilement dans la société. Pour faciliter leur essor socio-économique, le gouvernement camerounais avec l’appui de ses partenaires ne ménage aucun effort. Comme exemple, la caravane nationale des ateliers de renforcement des capacités des enfants défavorisés dans cinq régions du Cameroun, lancée depuis le 17 mai 2021 à Mbalmayo. L’équipe des formateurs, déployée par l’Unicef, a séjourné à Maroua du 8 au 12 juin dernier. Cette initiative du partenaire Unicef, mise en œuvre sur le terrain par l’association Pentecostal Advocates for Social Economic Developement (Penased) à travers les ministères de la Communication et des Affaires sociales, vise les enfants âgés entre 14 et 24 ans. « Parmi les 20 bénéficiaires de la formation à l’Extrême-Nord, les cinq meilleurs ont été sélectionnés pour représenter la région à la compétition nationale prévue dans les prochains jours à Douala », précise Joseph Wato, coordonnateur de Penased. 


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Durant trois jours, les enfants ont appris non seulement à manipuler la camera, mais surtout à faire des bons choix de prise de vue pour une bonne qualité de l’image. Les descentes sur le terrain ont permis de passer de la théorie à la pratique. Une occasion pour le délégué régional du ministère de la Communication de l’Extrême-Nord, Babadjo Taiwé, d’apprécier le projet. « Beaucoup de talents cachés ont été détectés et un suivi particulier sera mis sur pied pour que la graine semée pousse, grandisse et porte des fruits », a-t-il souligné. Ibrahim Mamma Ladang, son homologue du ministère des Affaires sociales, va renchérir, un brin optimiste. « Nombre de ces enfants étaient désespérés, mais aujourd’hui ils ont l’opportunité de jouir d’un métier. Quoi de mieux pour garantir un avenir meilleur ? Ils pourront subvenir à leurs besoins au fur et à mesure qu’ils grandissent », a-t-elle déclaré. Djenabou Mamoudou, l’une des bénéficiaires, témoigne : « Passionnée de mode, je je peux désormais produire des albums photos et les présenter aux clients qui viennent dans mon atelier », dit-elle. Une belle opportunité offerte par l’art. 


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