« PNM vise à relever le défi d’employabilité »

Patrick Nji Mbarga, PDG de l’entreprise PNM.

En quoi consiste le projet PNM ? 


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Nous sommes un groupe de jeunes start-upers camerounais. Tiré des initiales de mon nom Patrick Nji Mbarga, PNM est un projet socio-économique qui sert à produire le travail et augmenter la capacité des personnes, surtout les jeunes, à pouvoir trouver un emploi. Nous fonctionnons grâce à des cotisations appelées action. Nous avons donc nos parties qui sont des actionnaires. Ils cotisent avec des actions, ça peut être au minimum 10 000F. Avec cet argent, même si la personne n’a pas son projet financé, elle peut quand même avoir une part de bénéfice des projets de manière générale, en fonction des autres actions. C’est un projet qui vise à aider tout le monde pour qu’à la fin, chacun puisse trouver son compte et se développer. 


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D’où êtes-vous venue l’idée de créer ce projet ? 


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C’est un projet en étude depuis pratiquement deux ans. J’ai eu l’idée grâce à mes expériences d’ailleurs. Quand j’ai commencé ce projet, j’étais dans l’import-export. Avant ça, j’ai fait plusieurs projets qui n’ont pas marché et j’ai perdu non seulement du temps mais surtout de l’argent. Beaucoup de personnes m’ont aidé pour me relever et c‘est comme ça que j’ai eu une opportunité au niveau des importations : je suis devenu consultant. J’ai d’abord crée une société d’importation et je me suis fait un bon réseau. C’est à partir de là que j’ai pensé à me rapprocher des autres jeunes entrepreneurs, pour essayer de créer un projet plus vaste et plus bénéfique aux populations Camerounais. 


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Quels sont les garantis pour rassurer les potentiels investisseurs ? 


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Nous sommes à quelques jours du lancement effectif du projet mais on est déjà à plus de 20 personnes physiques et morales enregistrées. Ces dernières sont des personnes concrètes, elles sont venues avec des projets, mais il y a plusieurs d’autres qui viennent vers nous pour chercher à comprendre ce que nous faisons exactement. C’est vrai que nous avons dans notre pays un souci de confiance. On ne se fait pas confiance à tout le monde et puis on est trop individualiste. A notre niveau, on essaie de faire en sorte qu’on garantit le travail et l’argent de tout un chacun. Il y a certains qui viennent me voir et me dire, « aidez-moi mais n’aidez pas trop les autres », parce qu’ils ont peur qu’il n’y ait pas assez d’argent pour tout le monde. Il y a un esprit très individualiste, parce que les gens ont beaucoup de besoins. On comprend, mais on essaie toujours d’expliquer, d’être transparents. On œuvre pour s’entraider, parce que c’est ensemble qu’on pourra faire que tout le monde bénéficie. Notre projet vise surtout à relever le défi d’employabilité. Et chaque personne qui souhaite investir, on signe les papiers devant des autorités compétentes. Et en échange, elle reçoit un certificat d’action qui va servir de document de justification. Nous accompagnons les jeunes dans les secteurs du commerce, de l’agriculture, de l’élevage et surtout de l’économie numérique qui est maintenant à la mode. Il faut qu’on se fasse confiance et travailler ensemble pour mettre fin au problème du chômage qui mine la société camerounaise. 


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