Licenciements à la Sosucam : une commission tripartite sur pied

C’est l’une des résolutions de la réunion de crise présidée lundi dernier par le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea.

Il n’y aura pas de grève à la Société sucrière du Cameroun. Le mot d’ordre lancé le 17 juin dernier a été suspendu lundi. Le temps pour la commission tripartite mise sur pied par le gouverneur de la région du Centre de rendre sa copie.  C’est le dernier développement de l’affaire du licenciement de 250 employés entrepris par l’entreprise les 7 et 8 juin derniers au motif d’« insuffisance professionnelle ». Pour apaiser les tensions, le gouverneur de la région du Centre, Naséri Paul Bea a convoqué une réunion d’urgence le 21 juin dernier.  Elle a réuni le préfet de la Haute Sanaga, les membres de l’administration du travail, ceux de la direction générale de la Sosucam et ceux de la CSTC, parmi lesquels des personnes licenciées. La rencontre qui aura duré plus de deux heures a conduit à la mise sur pied d’une Commission tripartite constituée de 12 membres, soit quatre membres par groupe. Ceci, dans l’optique de respecter les lois et réglementations régissant le travail décent. Le gouverneur de la région du Centre a donné un mois à cette commission tripartite qui aura pour mission d’étudier l’intégralité des dossiers et les modalités de départ de chaque travailleur mis à la porte.
La Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC) avait déclaré un préavis de grève le 17 juin dernier. Elle y indiquait que l’action menée par la Sosucam était faite en violation de la loi. « Nous venons par la présente vous faire parvenir les attentes de la CSTC et des travailleurs mis à la porte de la Sosucam au mépris des normes internationales du travail de l’OIT, de la loi N°92/007 du 14 août 1992 portant Code du travail au Cameroun, de la convention collective nationale des entreprises agricoles, du statut du personnel de la Sosucam ainsi que les pratiques positives du travail décent ». Ainsi, la CSTC et le groupe des travailleurs demandent entre autres, la reconsidération du motif de départ des travailleurs, la prise en charge par l’employeur des cotisations sociales prenant en compte les quotes-parts employer/travailleur pour le reste des années à la CNPS ; le versement d’une prime de réinsertion sociale représentant 12 mois de salaire de base échelonné ; la prise en compte des avancements des travailleurs dans les calculs des départs préalablement négociés etc.
Entre-temps, la Sosucam, à travers le communiqué signé par le directeur adjoint Emmanuel Castells, le 22 juin dernier, dit poursuivre les opérations liées aux modalités de rupture de contrat et de paiement des droits des licenciés dans les bureaux dédiés à cet effet. Elle précise par ailleurs que ces opérations s’achèveront ce 24 juin 2021. 
 

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