Un bon choix

La décision des groupes armés tchadiens de répondre favorablement à l’appel au dialogue mérite d’être saluée. Certes, les contacts initiés par le président togolais, Faure Gnassingbé, laissaient entrevoir une telle option. Certes aussi, les conditions posées par les groupes armés pour participer au dialogue semblent abordables.
Mais en réalité, le choix des rebelles puise sa raison d’être dans l’histoire mouvementée du Tchad. Depuis la présidence de François Tombalbaye en passant par celles de Félix Malloum, Goukouni Oueddei, Hissène Habré et Idriss Déby Itno le Tchad a été confronté aux mouvements rebelles. Les Tchadiens n’ont certainement pas perdu de vue que le défunt président tchadien, le maréchal Idriss Déby Itno , est décédé, le 20 avril dernier, des suites  des blessures reçues lors des combats opposant l’armée nationale aux rebelles du Front pour l’alternance et la concorde (FACT).
De même, les Tchadiens n’ont pas perdu de vue que la première guerre civile tchadienne a éclaté en 1965, cinq ans seulement après l’indépendance du pays. Marquée par une révolte contre le régime de Tombalbaye et la domination politique des ethnies du Sud sur celles du Nord et du Centre, cette guerre s’est achevée en 1979 avec l’établissement du Gouvernement d’union nationale et de transition (GUNT) formé les différents groupes rebelles nordistes sous la présidence de Goukouni Oueddei. Beaucoup croyaient que le Tchad s’en sortirait avec ce GUNT. Ceux-là ignoraient les appétits des assoiffés du pouvoir. Les réalit&e...

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