Novembre de tous les défis

Les Lions indomptables peuvent être satisfaits de leur mois d’octobre. Pour la double confrontation contre le Mozambique, il était surtout question de ne perdre aucun des six points possibles et le pari été tenu. Car dans le duel à distance contre la Côte d’Ivoire, chaque point vaut de l’or. Il était clair depuis le début de ce 2e tour éliminatoire de la Coupe du monde 2022 que les Eléphants constituaient le véritable adversaire du Cameroun pour la première place du groupe, qualificative pour le 3e et dernier tour. Les Lions restent donc au contact de la Côte d’Ivoire mais le plus dur est devant. Les trois points laissés sur le carreau à Abidjan en octobre dernier risquent de peser lourd dans la balance et c’est pour cela qu’il ne fallait surtout pas se laisser distancer avant le mois décisif de novembre. 
Un mois crucial pour le Cameroun qui affrontera le Malawi à l’extérieur avant de recevoir la Côte d’Ivoire pour un match de tous les dangers. Pas de calcul à faire : il faudra gagner pour continuer à rêver d’une présence au Qatar. Et le Cameroun en a les moyens. A condition d’aborder les 5e et 6e journées des éliminatoires dans un autre état d’esprit. Au-delà de la satisfaction des victoires précieuses contre le Mozambique, il faut pourtant reconnaître que l’équipe n’est pas forcément rassurante. Surtout si on se projette face un adversaire d’un autre calibre. 
Au niveau du jeu, il va clairement falloir remettre de l’ordre au milieu de terrain et en défense. Et peut-être bousculer certains « cadres » qui affichent depuis plusieurs matchs une attitude de dilettante en sélection nationale. Comme si peu de joueurs mesuraient véritablement l’enjeu. Comme si cette phase de poule n’était qu’un tour de chauffe avant les choses sérieuses. A se demander si le fameux « fighting spirit » si cher aux Lions indomptables est vraiment une valeur comprise et partagée de tous. C’est au sélectionneur de remobiliser son groupe car on imagine bien qu’il continuera à faire avec les mêmes joueurs, ou presque. C’est à lui de faire d’une équipe moyenne une équipe conquérante décidée à arracher sa qualification, même au prix du sang. C’est à lui de sonner la révolte car seules les dix meilleures équipes auront le droit de se battre pour les cinq places en jeu pour l’Afrique. Cette équipe des Lions a besoin d’un vrai leader dans le vestiaire. Et aussi d’un environnement serein où on ne vivrait plus des incidents comme ceux autour du voyage des Lions pour le Maroc.
Tout cela sera-t-il possible en un mois ? Seul l’avenir le dira. Le Cameroun ne sortira certainement pas indemne d’une deuxième Coupe du monde consécutive manquée après 2018. Ce serait en tout cas une première depuis 1990. Et un mauvais signal dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations que le Cameroun accueille dans à peine trois mois.

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