Promesse tenue

L’ouverture, le 13 octobre 2021, de 573 postes d’enseignants dans les universités d’Etat du Cameroun, au titre de l’exercice 2022, aux personnes de nationalité camerounaise âgées au plus de 45 ans révolus au 1er octobre 2022 et titulaires du Doctorat ou du PhD, viendra parachever la matérialisation d’une promesse faite par le président de la République, Paul Biya, il y a trois ans. 
Aujourd’hui, on est rendu à la troisième et dernière phase de cette opération de recrutement spécial. Les résultats de la première phase du processus ayant été publiés le 13 décembre 2019 par le président de la Commission centrale de supervision. Ce dernier avait alors dévoilé à cette date, les noms des 1 237 premiers candidats retenus (1200 finalement retenus) dans le cadre de la première vague. Puis, le 03 mai 2021, les résultats de la deuxième phase de l’opération avaient été publiés, après autorisation de l’ouverture, par le Premier ministre, chef du gouvernement, conformément toujours aux hautes instructions du président de la République, de 549 postes d’enseignants (543 retenus) dans les huit universités d’Etat, pour le compte de l’année académique 2021-2022.                                                                                                                                      Progressivement donc, la décision du chef de l’Etat, première grande mesure forte dès l’ouverture du septennat en cours, apporte une réponse concrète aux besoins pressants des universités d’Etat en matière d’enseignants, notamment, avec la création ces dernières années de plusieurs nouveaux établissements. Face à la presse en décembre 2019, Jacques Fame Ndongo, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), expliquait à ce propos, chiffres à l’appui, que l’enseignement supérieur au Cameroun compte (à cette date-là) plus de 300 000 étudiants inégalement répartis entre les 79 établissements que comptent les huit universités d’Etat. Cette masse estudiantine était jusque-là encadrée par 4132 enseignants, ce qui faisait un ratio global d’un enseignant pour 72 étudiants. Ce ratio était d’un enseignant pour 40 étudiants dans les grandes écoles. Il atteignait parfois le pic d’un enseignant pour 105 étudiants dans certaines Facultés classiques. « Nous pouvons compléter le tableau en indiquant que certains établissements, nouvellement créés, à l’instar de l’Ecole normale supérieure de Bertoua, l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique d’Ebolowa, la Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de Garoua, la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’Université de Dschang, l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Bamenda ne disposaient pas d’enseignants propres », révélait-il. Raison pour laquelle, ajoutait-il, « nous avons dû leur affecter des enseignants prélevés dans d’autres établissements du même type et recommandé de faire recours aux vacataires ». D’après la même source, avec le recrutement en cours, « tous ces établissements auront un personnel approprié, à la dimension de leurs attentes, tout comme les enseignants qui y officiaient pourront revenir à des charges d’enseignement plus acceptables ». De ce point de vue, l’acte présidentiel, par son ampleur, va changer le paysage universitaire et procède du souci constant de Paul Biya de promouvoir le développement du secteur de l’enseignement supérieur. Sa décision résulte en définitive de sa détermination à tenir ses engagements à l’égard de la jeunesse camerounaise de l’intérieur et de la diaspora.
 

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