« Toute l’Afrique doit se mobiliser »

Dr- Col Didier Badjeck, spécialiste des questions de sécurité.

Le Burkina Faso est devenu une cible des attaques terroristes dont la dernière, l’une des plus meurtières de ces derniers temps, date du dimanche 14 novembre dernier à Inata, dans le Nord du pays. Qu’est-ce qui justifie ces intrusions permanentes, toutes aussi meurtrières ?
Les attaques terroristes ont pour but de créer un maximum de terreur conduisant à une psychose généralisée. Croire que ces groupes ne planifient pas leurs actions serait une erreur stratégique extrêmement grave. Cette attaque s’est déroulée dans la province du Soum, au lieu-dit Inata, se situant à la pointe nord du Burkina Faso en pleine zone rouge. Ce point tenu par plus d’une centaine de gendarmes constituait jusque-là, le bastion de l’extrême-nord encore sous contrôle des forces gouvenermentales. 
Que faut-il faire pour pacifier ce pays pris en otage par des hommes sans foi ni loi ?
Même si l’architecture de paix et de sécurité en Afrique présente des attermoiements stratégiques quant à son autonomisation,  elle offre un minimum de confort réactif, déjà, dans le partage du renseignement prévisionnel, et dans les schémas de coopération plus étendus avec des partenaires. En plus de cet atout, la perception collective d’une typologie de la menace échappe aux considérations subjectives. La proximité géograque du Mali, dont la partie est est une zone de prédilection d’activité terroriste n’est pas pour arranger la situation. Le Burkina Faso pourrait avoir une autre approche, plus globale et intégrante du système de la Force africaine en attente et son pendant sous-régional. 
Quels sont les atouts du Burkina Faso face au terrorisme ?
Nous savons que le point fort du terrorisme est qu’il arbitre l’initiative et se reconditionne dans des zones dites grises, pour se réarmer psychologiquement, moralement et au plan logistique. Le renseignement doit être un outil incisif, mais il sera d’autant plus efficace qu’il devra encore une fois être partagé dans le cadre d’une perspective globale. L’avantage de ce pays est la forte influence de sa société civile et de la population qui ne cautionnent pas l’état de déliquescence vers lequel pourrait s’engouffrer le pays.
Les différents acteurs, à l’instar des partenaires étrangers, de l’Union africaine et du G5 Sahel sont-ils sensibilisés avec les moyens conséquents ...

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