Filière : sur la piste du coton camerounais

Le Musée national accueille l’exposition « Sur les sentiers et les chemins du coton » à l’initiative du pôle Mode et Design du ministère des Arts et de la Culture.

Le cotonnier a cette particularité d’être un arbuste cultivable dans un pot. Comme ce grand bouquet de coton accueillant les visiteurs de l’exposition « Sur les sentiers et les chemins du coton » au perron du Musée national depuis le 10 janvier 2024. L’expérience immersive démarre par le panorama de la salle d’expo transformée en espace végétal et en atelier de transformation du coton. Le point de départ du parcours du visiteur est le présentoir du paysan sur lequel on retrouve des gants, des bottes et naturellement du…coton. Du coton dans tous ses états : non décortiqué à l’état brute, en graine nettoyé ou non, dans un décor typique de l’aire culturelle Soudano-sahélienne à base de calebasses et de chapeau de paille. 
Dans cet univers recréé, on retrouve également l’outillage traditionnel utilisé dans la culture du coton. C’est ainsi que le visiteur est renseigné sur l’utilité de la pierre dans le nettoyage du coton-graine. A côté d’elle, il y a des appareils artisanaux à tisser de la taille miniature à celle réservée pour de plus grandes cotonnades. Le volet pigmentation est présent à travers les teintures naturelles constituées du tintiro et du charbon à base de baobab. Les interactions entre les deux composantes permettent notamment d’avoir une coloration stable et de son choix. Les ciseaux métalliques, les machines à coudre semi-automatiques, les fers à charbon font également partie du décor au même titre que les maîtres tisserands pour quelques démonstrations de tissage. Le circuit de transformation du coton est représenté en bout de chaîne par des tissus à base de coton. Des étoffes ainsi que des tenues (chemises, boubous, vêtements traditionnels d’apparats) et des accessoires à base de coton (sacs, sandales, nappes, chapeaux, ceintures) cessibles dans l’espace expo-vente. Un coup d’œil dans l’allée végétal permet d’identifier les zones cotonnières du Cameroun. De la zone industrielle septentrionale (Adamaoua, Nord, Extrême-Nord) à Nanga-Eboko, à Njindare, à Onna. Du coton au dé...

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