Infrastructures: le Chantier naval va réhabiliter les bacs

Une convention d’assistance technique de cinq ans signée mardi à Yaoundé, avec le ministère des Travaux publics.

Constat : le Cameroun est parsemé de cours d’eau plus au moins longs, qui freinent souvent la mobilité des populations. Et en l’absence de ponts, des bacs de franchissements ont été disposés pour justement désenclaver certaines localités. Le ministère des Travaux publics (MINTP) indique que le pays dispose actuellement d’un arsenal de 32 bacs, dont 22 appartenant à l’Etat et les 10 autres aux entreprises privées, notamment des sociétés forestières ou agricoles. Hélas, une étude de terrain menée en 2014 sur instructions du Premier ministre a relevé que la quasi-totalité de ces infrastructures sont en mauvais état ou carrément hors services. « Cette situation coupe une bonne partie des Camerounais des mouvements et des échange commerciaux. Certains villages vivent ainsi reclus depuis deux ans », regrette le MINTP, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il a reçu mardi dernier à son cabinet, une équipe de responsables du Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC), conduite par Forgwei Mbeng Alfred, directeur général. Il était question pour les deux parties de signer une convention d’assistance technique de cinq ans, en vue de la construction et de la réhabilitation de certains bacs de franchissement.
Selon Emmanuel Nganou Djoumessi, « le Chantier naval a été choisi parce qu’il jouit d’une expérience avérée et d’une expertise appropriée. Encore qu’il peut chercher à bénéficier de prestations mineures afin de mener à bien ce contrat ». Le gouvernement va mettre tous les moyens, notamment financiers, nécessaires pour que les travaux se fassent réellement et dans les délais requis ». Il est à noter que la convention la   intègre un comité de suivi pour veiller à ce que les engagements pris soient respectés. Dans un premier temps, quatre bacs ont été ciblés dont trois à réhabiliter dans la région du Centre (bac de Bifogo, d’Ekone et de Mengue Bibey) et le quatrième à construire à l’Est, notamment le bac de Kentzou. La prestation du Chantier naval pour cette première étape devra durer six mois maximum. Et elle est évaluée à près de 906 millions de F. Et le fonctionnement du comité de suivi coûtera 90 millions de F. Tout ceci financé par le budget du MINTP, exercice 2016. 
 

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