Situation économique de la Cemac: Des mesures de redressement à prendre

Une réunion extraordinaire des chefs d'Etat de la communauté se tient ce jour à Brazzaville en République du Congo.

Ce 22 janvier 2026, les chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et leurs représentants seront à Brazzaville, en République du Congo, pour une réunion extraordinaire, à l'initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de président en exercice de la conférence des chefs d'Etat de la CEMAC. Pour préparer cette rencontre au sommet, une session extraordinaire du Conseil des ministres de l'Union économique de l'Afrique centrale s'est tenue hier, sous la présidence de Ludovic Ngatse, ministre congolais en charge de l'économie et président dudit conseil. Au menu, un seul objectif : trouver des voies et moyens pour redresser la situation économique de la sous-région. La Communauté fait en effet face en ce moment à une forte dégradation de ses équilibres macro-économiques, avec des indicateurs de nature à entamer la sérénité. On note par exemple une accentuation du déficit budgétaire (-2,9% du PIB en 2025, contre 0,3% en 2024 et des projections de -3,1 % en 2026), une baisse du niveau des réserves de change à moins de 6400 milliards de F, ne permettant de couvrir que 4,2 mois d'importations de biens et services, contre 4,9 moins en fin 2024). Selon des prévisions, ce niveau pourrait descendre à 1,9 mois, voire 1,2 mois entre 2026 et 2029, en l'absence des concours financiers du Fonds monétaire international dont les appuis représentent 40 % du stock des réserves de change. L'institution financière, dont les programmes économiques et financiers avec les pays de la Cemac sont pratiquement tous à leur terme, a d'ailleurs soulevé des inquiétudes après une mission en novembre dernier dans la sous-région. Elle alertait, selon une note d'information de la Commission de la Cemac, sur les derniers développements économiques et financiers de la communauté. Par ailleurs, les négociations engagées par le gouverneur de la Banque centrale, Yvon Sana Bangui, mandaté par les chefs d'Etat, avec les industries extractives au sujet du rapatriement des revenus devant alimenter de près de 6000 milliards de F le fonds de restauration des sites miniers n'ont pas abouti. Les entreprises et leurs pays exigeant, entre autres, un droit de regard sur l'utilisation de ces ressources. Il est donc question au cours des assises de Bra...

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