« Chaque réfugié a le choix de rester ou de rentrer »
- Par Amadou TIKELE
- 04 Feb 2026 12:03
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Midjiyawa Bakari, gouverneur de l’Extrême-Nord.
L’Extrême-Nord abrite un nombre élevé de réfugiés nigérians. Depuis leur arrivée au Cameroun, comment ces populations sont-elles encadrées et prises en charge ?
Lorsque ces âmes en détresse se sont retrouvées sur le sol camerounais, le président de la République, Paul Biya, leur a ouvert les portes de son cœur aimant et a décidé que ces frères et sœurs venant d’un pays ami qu’est le Nigeria soient traités au même titre que ses propres compatriotes. C’est ainsi que le président a instruit qu’on leur trouve un espace habitable. Plusieurs hectares ont été aménagés dans le Mayo-Tsanaga au lieu-dit « Minawao » dans la localité de Zamaï (village situé à quelques kilomètres de Mokolo) et des dispositions pour aménager et viabiliser le terrain pour les installer ont été prises. Depuis lors, le chef de l’Etat n’a eu de cesse de demander qu’une attention particulière leur soit accordée. Une école primaire à cycle complet et un dispensaire ultramoderne bien équipé sont construits et l’hôpital de Mokolo, non loin de là, a été redimensionné et équipé avec des normes et standards actuels pour pouvoir leur apporter tout le nécessaire afin de leur garantir une bonne sécurité sanitaire.
Des partenaires au développement n’ont pas hésité à apporter leurs contributions pour l’épanouissement de ces réfugiés. Des ateliers d’apprentissage ainsi que des centres de formation ont vu le jour. Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres réfugiés sont aussi venus rejoindre ceux qui étaient installés, et leur nombre total avoisinait les 75 000 réfugiés dont une population composée de 54% de femmes et des filles mineures selon le HCR. Il a fallu trouver et mettre en place une approche sociale juste et équilibrée pour leur garantir une vie harmonieuse et paisible telle voulu par le président de la République.
Comment se déroule la cohabitation avec les populations locales ?
A Minawao, il est difficile de faire la différence entre les locaux et les étrangers. Tous vivent comme des frères et sœurs sans discrimination aucune. Lorsque les ressources ont commencé à manquer, le chef de l’Etat a instruit que des terres soient mises à leur disposition pour leur permettre de développer des activités agricoles et pastorales étant donné que la majorité de ces réfugiés sont des éleveurs et agriculteurs. 100 hectares leur ont été octroyés aux réfugiés et 50 autres hectares ont été mis à la disposition des riverains pour qu’ils ne se sentent lésés. Deux tracteurs leur ont aussi été donnés par le Cameroun et un troisième a été mis à disposition par l’Etat de Bornou au Nigéria. L’an dernier, 220 tonnes de mil de contre-saison et 60 000 tonnes de riz paddy ont été récoltés. En attendant que les récoltes soient faites, le chef de l’Etat a débloqué 100 millions de F pour l’achat des vivres pour les accompagner jusqu’à la nouvelle saison. La cohabitation entre les autochtones et les réfugiés se passe dans de très bonnes conditions. Il y a même eu des mariages entre des Camerounais et des Nigérians au point où lorsqu’ils partent, il y a des émotions douloureuses à cause de la séparation qui est difficile. Il y en a même qui ont choisi de rester au Cameroun avec leurs femmes et enfants.
En quoi le rapatriement volontaire s’est-il révélé nécessaire à l’Extrême-Nord ?
Ce rapatriement volontaire est n&e...
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