Energie, accès au financement…Ce n’est pas du chocolat
- Par Junior MATOCK
- 05 Mar 2026 09:40
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Ces contraintes et bien d’autres limitent les acteurs du secteur et réduits ces derniers à la production artisanale des produits dérivés du cacao.
Dieudonné Ndeh est le Chief Executive Officer de la Société commerciale et de transformation de cacao (Soctracao), spécialisée dans la production de la marque Chocolat Nya Mboa, distribuée actuellement dans les villes de Douala et Yaoundé. Pour l’instant, il ne produit que 400 kilogrammes de chocolat par mois et nourrit chaque jour l’ambition de faire plus. Sauf que ce n’est pas facile. Car il fait face à plusieurs contraintes. « J’ai la clientèle et le personnel qu’il faut pour faire le travail. Mon gros problème est le manque d’équipements, notamment une ligne automatisée qui pourrait me permettre de produire au moins 300 kilogrammes par heure et de mettre sur le marché des produits à la qualité irréprochable », explique-t-il. Outre cette contrainte liée à l’équipement, Dieudonné Ndeh souffre également des coupures intempestives d’énergie électrique qui ont pour effets de « gâter mes machines et de retarder ma production », regrette-t-il. Pour y remédier, il aimerait pouvoir acquérir un groupe électrogène de 500 KVA. Mais il ne parvient pas à atteindre cet objectif, faute de moyens financiers conséquents. Il recherche activement des ressources financières à hauteur d’1,300 milliard de F pour booster sa production et conquérir le marché national et sous régional. Paul Emmanuel Ntap Ekoue, Directeur général et cofondateur des établissements Sweet Choco, a besoin d’un fonds de roulement pour fonctionner à plein régime. « La montée en gamme dans la production de nos chocolats a forcément un coût. Il nous faut un fonds de roulement pour pouvoir honorer les commandes des clients », souligne-t-il. Le détenteur du prix « Champion de bronze », synonyme de la troisième place décrochée aux « CBT Champions 2023 », compétition organisée par la Société de Presse et d’Editions du Cameroun, affirme aussi avoir maille à partir avec l’énergie. « L’énergie coûte encore cher dans notre pays. Il est difficile de faire tourner nos machines pendant plus de 24 heures pour obtenir des chocolats d’une finesse qui empêcherait nos clients d’aller voir ailleurs. Pour atteindre ce résultat, nous souhaitons que le coût de l’énergie soit revu à la baisse pour faire fonctionner notre chaîne pendant trois à quatre jours », soutient ce resp...
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