Visite du pape Léon XIV: Succès éclatant
- Par Yvette Mbassi
- 21 Apr 2026 12:20
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Le Saint-Père a achevé son voyage apostolique au Cameroun, samedi dernier, tel qu’il l’a entamé : dans la ferveur.
Quatre jours intenses. Un programme marathon. Exécuté apparemment au pas de course. Mais, dans une belle communion. La quatrième visite d’un Pape au Cameroun aura été mémorable de plaidoyers pour la paix, la réconciliation, la justice sociale ; et riche en rencontres humaines. Rencontres imprévues et improbables notamment, comme cette fillette qui court se jeter dans les bras du souverain pontife. Rencontres organisées aussi. Le Palais de l’Unité aura abrité les plus emblématiques. Audience avec le président de la République. Et ces assises avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique. Léon XIV, ce pape aux dehors si doux et avenants, a indubitablement conquis les cœurs des Camerounais. Petits et grands. Incroyants et fidèles de différentes obédiences religieuses. Malades et bien portants. Les images de son périple, de Yaoundé la capitale aux villes secondaires, le pays profond, parlent d’elles-mêmes. D’abord de ferveur. Au Palais de l’Unité, transformé le temps d’un après-midi en palais du peuple. Entre les élèves enthousiastes de fouler ce cadre féérique et de célébrer Sa Sainteté Léon XIV accueilli au perron par le couple présidentiel. Et les 1500 figures de la République, représentants de différentes corporations, pressées d’entendre leurs illustres hôtes sur les sujets prégnants de l’heure. La ferveur est aussi visible dans ces foules immenses mobilisées comme un seul homme à chaque étape. Le temps que « celui qui vient au nom du Seigneur » séjourne parmi nous, l’on a oublié les querelles et les divisions. Il n’y avait plus ni catholique, ni baptiste, ni musulman. Les colorations tribales et ethniques se sont effacées. Tout comme les chapelles politiques. Pour simplement laisser la place au Camerounais. Cet humain de nature hospitalière, désormais assoiffé et mendiant de paix. Depuis que son territoire, longtemps et mondialement connu comme un havre de paix, est secoué par des crises à plusieurs visages. A Bamenda, séduits par le langage du Saint-Père, apôtre de la paix, les sécessionnistes sont allés jusqu’à déclarer une trêve. Certainement par respect pour la figure ecclésiastique, mais aussi par amour de cette terre, ses fils et filles meurtris par tant d’années de conflits. Portées par ce souffle, les populations sont sorties en masse, bravant bien des écueils, pour communier avec le Pape. Une telle mobilisation populaire dans cette zone classée rouge ne s’était pas vue depuis longtemps. Et il n’y a rien eu : ni enlèvement, ni assassinat, ni représailles : les sécessionnistes ont tenu parole. Est-ce le signe d’une ère nouvelle ? Les images véhiculées par les médias portent cette esp&ea...
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