Décryptage: L’artiste d’abord

Le fait a longtemps été source de railleries. Ces sommes dérisoires – pour ne pas employer d’autre mot – allouées à des artistes au titre du droit d’auteur. Le « salaire de l’artiste » (selon l’expression d’un ancien Pca de société de gestion collective) ? Un montant parfois similaire au « prix taxé » d’un vendeur ambulant de jeans délavés. Et tenez-vous bien : ce « pactole » représentait généralement plusieurs mois de « paie » pour l’artiste bénéficiaire – employons ce mot. Artiste invité, par voie de communiqué, à venir décharger ses sous quand venait l’heure des répartitions… Que de déceptions alors sur les visages et que d’acrimonie dans les voix après le passage à la caisse ! Une situation complètement saugrenue, à tous points de vue. Des acteurs centraux d’un système productif, assimilables à des ouvriers de premier plan, qui se retrouvent à la marge quand sonne l’heure du partage ? On nage en pleine dissonance, comme face à un concert d’instruments désaccordés. Sans boxeurs, pas de « soirée boxe » générant des droits télé, des gains sur la billetterie, des entrées publicitaires, etc. Sans artiste, pas d’art. Sans auteur, le droit d’auteur apparaîtrait comme une fiction juridique incongrue. Si la Sonacam est une maison d’artistes, leurs chambres doivent y &ec...

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