« Ces investissements feront augmenter notre production de manière substantielle »
- Par Aïcha NSANGOU N.
- 13 May 2026 12:08
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Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.
Monsieur le ministre, vous venez d’achever une mission d’inspection des projets et autres initiatives agropastorales dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Etes-vous satisfait de ce que vous avez vu ? Mes collègues et moi-même, dans le cadre de cette mission interministérielle, avons eu l’immense privilège de toucher du doigt des projets essentiels qui participent à la réalisation des politiques publiques voulues par le président de la République et particulièrement en ce qui concerne notre Politique d’import-substitution. S’agissant du Plan intégré d’import substitution agropastoral et halieutique et aussi en ce qui concerne le renforcement des capacités agricoles dans l’ensemble des régions qui ont un fort potentiel pour participer à la production des céréales que nous consommons régulièrement et qui jusque-là sont encore importées et impactent négativement notre balance commerciale. Il nous faut produire plus parce que nous en importons substantiellement. Nous avons à peu près 1000 milliards de F d’importations en ce qui concerne les produits de première nécessité, en l’occurrence les produits de grande consommation tels que le riz, le maïs, le blé et bien d’autres. Le riz représente pratiquement 300 milliards d’importations par an. Il va falloir substituer cette importation par des produits locaux de qualité et c’est là où nous devons augmenter la productivité, la production parce que jusque-là notre productivité se limite autour de 5-6 tonnes par hectare. Nous devons porter à 10 tonnes par hectare. Ensuite, la production globale doit aussi augmenter. Nous sommes autour de 140.000 tonnes par an. Il nous faut passer à 200.000 tonnes et ensuite arriver à 600.000 tonnes. Ça c’est l’objectif à l’horizon 2030. Nous voulons donc dire que les investissements dans les infrastructures agricoles en cours sont de telle sorte que notre production est promise à une augmentation substantielle, ajouté à cela la transformation du riz Paddy en riz blanchi pour être mis sur le marché de telle sorte que nos compatriotes puissent continuer de déguster le riz provenant de Yagoua, de Lagdo, de Maga ou Zina. C’était le sens de la mission. Nous avons constaté avec grande satisfaction des évolutions majeures. Justement beaucoup d’initiatives visitées participent de la promotion de la politique d’import-substitution. Pensez-vous que ces initiatives sont assez prometteuses ? Nous avons ensemble découvert ce qui se fait sur le terrain et surtout l’importance des investissements qui sont en cours de réalisation avec toutes les structures d’accompagnement. Il me semble que ce qui a déjà été réalisé et ce que ça a produit est de nature à confirmer la confiance qui se dégage autour de ces trois projets Viva Logone, Viva Benoué et le projet de Zina. Il me semble aussi indiqué de souligner que le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) du chef de l’Etat veut amener notre pays à renforcer substantiellement sa production, à réduire évidemment les importations des produits de première nécessité qui sont le riz, le blé, le maïs, le lait et pour aller vers une production locale avec des encadrements modernes, des équipements modernes pour que le produit Made in Cameroon puisse se retrouver un peu partout sur l’ensemble du territoire et pour qu’à la fin, nous puissions intégrer nos jeunes, nos femmes, qu’ils puissent participer à la transformation structurelle de notre économie et se sentir fiers d’être parties prenantes comme voulu par le chef de l’Etat. Le Piisah, on en parle et reparle. Le gouvernement a-t-il déjà fait un bilan à mi-parcours de la mise en oeuvre de ce programme depuis son lancement? Bien entendu, nous avons des indicateurs sur les activités qui ont déjà été menées à ce stade. Il faut dire que le Piisah a été élaboré pour une mise en oeuvre sur la période 2023-2026 avec un coût estimé à à peu près 1400 milliards de F. Nous avons à ce stade mobilisé pratiquement 140 milliards, mais cela s’est fait juste parce que la mise en place du projet a eu lieu pendant l’année 2024. Les agences d’exécution ont été constituées en 2025 et la Banque camerounaise des Pme a été mise à contribution pour accompagner les exploitants en 2025. Donc ce dont nous parlons ce sont les résultats d’une année d’activités et nous voulons indiquer que les instructions ont été données aux agences d’exécution et il y a une réorganisation qui pourrait avoir lieu pour permettre à ce programme de pouvoir accélérer au niveau de la phase opérationnelle et que les bénéficiaires qui attendent avec beaucoup d’impatience et surtout beaucoup d’espoir ces infrastructures puissent accéder et bé...
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