CPI-pays africains: Une relation tumultueuse

Alors que le continent compte plus de membres au sein de cette juridiction, il ne cesse de dénoncer une justice à tête chercheuse. D’où les retraits en série de certains de ses Etats

Les rapports entre les membres africains et la Cour pénale internationale (CPI) sont loin d’être un long fleuve tranquille. Les relations entre les deux entités sont à la fois marquées par un soutien et de vives critiques de l’Afrique vis-à-vis de cette agence indépendante. Avec 30 Etats membres, l’Afrique constitue le groupe régional le plus représenté de cette juridiction internationale qui compte à ce jour 122 États Parties au Statut de Rome. Après le retrait successif du Burundi, du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Bien loin devant les États d’Asie et du Pacifique avec 19 membres, des États d'Europe orientale qui en comptent 20, suivis des États d'Amérique latine et des Caraïbes qui en ont 28 et du groupe États d'Europe occidentale et autres États qui sont à 25 membres. Jusqu’ici 29 États ont signé le Statut de Rome, mais ne l'ont pas encore ratifié. Au-delà de l’engagement affiché en faveur de la CPI, une fracture politique et institutionnelle est de plus en plus visible entre les pays africains et cette dernière. Le retrait de Gitega, Bamako, Niamey et Ouagadougou de cette juridiction est à n’en point douter l’illustration parfaite d’une cassure entre les deux camps. Au fil du temps, les Africains font de moins en moins confiance à cette institution accusée d’être à tête chercheuse. Une vague d’indignation traverse le continent pour dénoncer une sorte de partialité de la Cour pénale internationale accusée d’être un instrument néocolonial qui n’enquête qu’en Afrique en matière de crimes de guer...

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