Elèves indisciplinés : synergie indispensable

L a mobilisation de toute la communauté éduca­ tive est nécessaire si l’on veut viser des 100% aux examens officiels. A peine le coup d’envoi de l’année scolaire donné le 7 septembre dernier, des clichés inquiétants se multiplient. Autour de 9h à Yaoundé, à l’heure où tous les élèves sont supposés être face au tableau noir, il n’est pas rare de voir de jeunes garçons errer aux alentours de leurs établis­ sements à la recherche d’un salon de coiffure. Des filles, elles, en toute solidarité, adaptent leurs tresses à celles exigées par l’administration. Quand ces apprenants ne sont pas ainsi hors des établis­ sements, c’est à l’intérieur qu’ils subissent la rigueur du règlement intérieur. Avec des traces de ciseaux sur les cheveux, ils lavent des toilettes ou des vé­ randas pendant que les autres sont en classe. Cela pose le problème de la responsabilité des parents au moment où les enfants quittent le domicile familial. Ceux-ci sont le premier niveau d’éducation des enfants. Si cette éducation n’est pas rigoureuse, il sera difficile de faire mieux plus loin. Si à la maison la mère vérifie les tresses de sa fille, cette dernière n’arrivera pas à l’école avec une coiffure non conventionnelle. Si elle veille à ce que les cheveux de son fils soient bien rasés, il ne sera pas exclu de l’établissement. Si tous les parents veillaient sur ces aspects disciplinaires, on n’en serait pas là. Avant qu’il ne soit trop tard, leur implication est plus que jamais attendue. C’est à la maison que l’éducation débute. Si les parents baissent les bras juste après le paiement de la scolarité, beaucoup d’élèves risquent de passer à côté des objectifs. En commençant par des absences ou des retenues à cause de coiffures ou des uniformes extravagants, certains se retrouvent souvent traduits devant le conseil de discipline. Ce qui n’est pas toujours bon pour le moral de l’apprenant et même pour la réussite. Les établissements scolaires apparaissent dès lors comme le second niveau de discipline pour les en­ fants. Leur action vient compléter ce qui aura été fait en amont par les parents. D’ailleurs, afin que nul n’en ignore, le règlement intérieur est mis à la disposition des élèves et les grandes lignes leurs sont régulièrement communiquées pendant les ras­ semblements. Les règles concernant les uniformes et les coiffures sont strictes, traditionnelles et axées sur la sobriété afin de maintenir un environnement propice aux études. Aucune fantaisie n’est tolérée. Pour les garçons, ce sont des cheveux coupés très courts, de manière uniforme et régulière sur toute la tête. Les dégradés prononcés, les motifs rasés (lignes, dessins), les crêtes, les dreadlocks ou les cheveux volumineux sont strictement interdits. La barbe et les moustaches doivent également être rasées de près. Chez les filles, seules des coiffures simples et dé­ gagées sont acceptées : des nattes (quatre ou six tressées vers l'arrière) et parfois les tresses au fil. Ceci sans tomber sur le visage ou gêner l'écriture et la lecture. Le règlement interdit l'utilisation de mèches, de rajouts, de laine, de tissages ou de per­ ruques. La coiffure doit être faite exclusivement avec les cheveux naturels de l'élève. Des modèles volumineux (gros chignons fantaisistes), les teintures et l'usage de gels extravagants sont interdits. Tout élève se présentant avec une coiffure non conforme s'expose à un refus d'accès aux salles de cours d&egr...

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