« Nous encourageons les populations à s’écrire »

Henri Brice Mbarga, receveur principal de la Poste centrale.

Traitez-vous encore des lettres à la poste aujourd’hui ? Timidement. L'activité a nettement baissé de ce côté avec l’arrivée du numérique. On est plus au niveau des frais, des envois d'argent, du courrier des administrations... Il ne faut pas laisser la poste mourir. La poste est une entreprise de service. On ne va pas se limiter au fait que la lettre per­ sonnelle est morte. Il faut vraiment trouver d’autres produits connexes qui pourront peut-être faire vivre la poste. La lettre res­ tera et la Campost ou la poste vivra toujours tant qu'il y aura des correspondances. Certes, nous avons un souci avec des envois privés. Mais, je vous assure, une corres­ pondance administrative reste en date. Menez-vous des actions pour amener les populations à envoyer des lettres ? L’Union postale universelle lance toujours un concours, appelé concours épistolaire. C'est davantage pour encourager les po­ pulations à s'envoyer des lettres. Et nous l'appelons lettre épistolaire parce que, nous on agit sur un segment de la population jeune. Pour faire comprendre à cette jeu­ nesse-là qu’en fait, avant, on écrivait des lettres. Tout va de soi avec l'évolution du numérique, on doit évoluer. Donc, je ne pourrais vraiment pas dire que les choses sont toujours comme avant, mais nous en­ courageons encore les populations à s'écrire. Qu’avez-vous fait pour vous adapter au numérique ? A la Campost, on a deux types d'activités. Les activités qui relèvent de la messagerie postale et celles qui relèvent des services financiers. Alors, en ce qui concerne le volet financier, nous avons d'abord nos produits classiques : l'épargne et les comptes courants postaux. En dehors des produits financiers classiques, on a fait une révolution à la Campost avec l'acquisition d&...

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