Des solutions plus concrètes à enraciner
- Par Jocelyne NDOUYOU
- 05 Nov 2026 21:19
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Le secteur rural au Cameroun reste le premier secteur de l’économie nationale, représentant 30% du produit intérieur brut (PIB) et im pliquant 70 % de la population. Dans ce secteur, le manioc est vu comme l’une des cultures vivrières les plus importantes. En 2008 par exemple, sa production était estimée à 2 882 734 tonnes, avec un rendement moyen de 14,4 tonnes/ha. D’ici 2030, le pays veut passer à 20 tonnes à l’hectare, surtout que ce tubercule à chair blanche au goût farineux se cultive dans pratiquement toutes les zones agro-écologiques du pays, au point où le marché local en est inondé à longueur d’année, avec un pic en saison sèche, tant au niveau des quantités disponibles que de la qualité de l’aliment. Mais il n’y a pas que le marché local qui est approvisionné. En effet, ces dernières années, les exportations régionales de manioc ont enregistré une croissance en quantité et en valeur. Elles sont dirigées principalement vers les pays de la sous-région CEMAC (Gabon, République centrafricaine, Guinée équatoriale, République du Congo). On peut donc dire que le manioc, qu’on voit le plus souvent en tas dans les marchés, ou encore sous ses formes dérivées les plus connus que sont le bâton de manioc et le tapioca, - on peut aujourd’hui ajouter la farine panifiable, l’amidon, etc., occupe une place importante dans l’économie nationale. Le manioc est en effet la 2e denrée de base après le riz, surtout qu’il est consommable de la racine aux feuilles. C’est sans doute ce qui ex plique le niveau élevé de sa demande : 80% de la population consomme au moins l’un de ses principaux produits. Ce tubercule permet en outre aux producteurs et autres revendeurs d’assurer leur quotidien. Malgré tout, en zone rurale, principal lieu de production, les récoltes sont principalement destinées à l’autoconsommation, seul le surplus est commercialisé. Ce n’est donc que la production périurbaine de Douala et de Yaoundé qui s’organise et s’oriente vers les marchés. La répartition de la production selon la taille de l’exploitation montre que 62,5% proviennent de petites parcelles. Depuis l’avè...
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