Représentativité politique: De la place pour les femmes

Mohamed Nfoudikou Tapon a défendu une thèse sur l’analyse du genre en science politique le 31 octobre dernier à l’université de Douala.

5 heures. C’est la durée de la sou­ tenance de thèse de doctorat Ph.D en science politique, dé­ fendue par l’adjudant Mohamed Nfou­ dikou Tapon, à l’Université de Douala, le 31 octobre dernier. Sujet : « La re­ présentation politique des femmes au parlement du Cameroun de 1992 à nos jours ». Le travail a été passé à la critique scientifique devant un jury présidé par le Pr. Fred Jérémie Medou Ngoa. Le travail de 394 pages était structuré en trois parties. Le candidat a fait une analyse de la représentation politique des femmes à la lumière de la théorie de la masse critique, pour démontrer qu’aujourd’hui, les femmes sont représentées au sein de l’As­ semblée nationale de manière quan­ titative. Autrement dit, le nombre est confortable, sur la base du quota mi­ nimal de 30% recommandé aux Etats signataires des engagements inter­ nationaux relatifs à la participation politique des femmes. Au cours de l’exercice, le candidat a convoqué la représentation descrip­ tive, pour démontrer que la repré­ sentation des femmes à l’Assemblée nationale est chiffrée à 33,99% au cours de la sixième législature multi­ partiste. Au Sénat, elle est de 30%. En ce qui concerne la représentation substantielle, elle est moins estimable parce qu’au sein de l’Assemblée na­ tionale, les femmes parlementaires n’occupent pas des postes de décision majeurs. Le travail a également évoqué quelques obstacles rencontrés par les femmes, notamment le contexte politique « extrêmement » patriarcal. « On vit une masculinisation de la politiqu...

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