Des attentes mutuelles fortes

Chaque partie nourrit des ambitions pour tirer profit de cette coopération.

Afrique Fin de l’exportation brute Par la voix du président burundais et président en exercice de l’Union afri­ caine, Évariste Ndayishimiye, l’Afrique a clairement exprimé son refus de se limiter à l'exportation de ressources minérales et agricoles à l'état brut. L'objectif affiché est de valoriser ces richesses sur place (ressources mi­ nérales, hydrocarbures) pour favoriser leur transformation locale et l'indus­ trialisation sur le continent. L’idée étant de passer de l'exportation de matières premières à la transformation locale des ressources minérales, afin de garantir que les Africains participent à l'économie et en tirent un véritable bénéfice. Infrastructures de base, accès aux services essentiels et énergie L’Afrique souhaite que le partenariat s'accompagne impérativement d'in­ vestissements russes dans les infra­ structures de base (accès à l’eau po­ table, réseaux électriques, transports) et l’énergie. Ceci, à travers des projets concrets et tangibles concernant l'ac­ cès à l'eau potable, l'électrification et le renforcement des réseaux élec­ triques. Le soutien de la Russie doit se concentrer sur des infrastructures et des technologies, notamment en matière d'accès à l'eau potable, d'élec­ tricité et de renforcement des réseaux électriques. Ainsi que sur le dévelop­ pement de corridors logistiques, d'in­ frastructures de transport et de zones industrielles modernes. Souveraineté alimentaire Le continent propose de basculer vers le développement de capacités de production agricole autonomes sur le continent plutôt que de dé­ pendre uniquement des importations. Transfert des technologies et des compétences La mise en place de formations pro­ fessionnelles, de bourses d'études et d'un véritable transfert technolo­ gique figurent parmi les conditions exigées pour que cette transition profite concrètement aux économies locales. L’Afrique plaide pour une mo­ dernisation des infrastructures indus­ trielles à l'aide des technologies russes, un transfert de savoir-faire, un développement numérique et des recherches conjointes. Sécurité et lutte contre le terrorisme Les pays de l'Alliance des Etats du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) comp­ tent sur un appui militaire direct et logistique de la Russie pour contrer les groupes armés terroristes dans la région. Les propositions portées par Moscou et relayées par plusieurs dirigeants africains insistent égale­ ment sur une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU pour donner une voix plus forte et permanente à l'Afrique sur les questions de paix et de sécurité internationales. Russie Sécurité et coopération militaire Moscou se positionne comme un four­ nisseur historique et majeur d'équi­ pements militaires, représentant en­ viron 15 % des importations africaines de grands systèmes d'armes sur la période récente. La Russie propose la formation d’officiers, des forces de l'ordre et des spécialistes militaires africains dans ses propres académies, ainsi qu'un appui à l'échange d'expé­ riences tactiques et opérationnelles (notamment via des propositions d'ac­ compagnement pour les Forces afri­ caines en attente de l'Union africaine). Moscou envisage de remplacer pro­ gressivement les anciens partenariats informels par des structures étatiques comme l'Africa Corps, tout en main­ tenant des contrats d'armement, des exercices militaires conjoints et des escales navales. Energie et nucléaire civil Le géant public russe du nucléaire Rosatom propose un accompagne­ ment complet qui va de la construction des infrastructures jusqu'au finance­ ment, à l...

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