Consommation: le porc plus cher

Ngousso, lieu-dit ‘’Total’’. Autour du four de Paulin Tchangam, du beau monde. Les vendeurs de viande de porc sont au fourneau. Les clients se bousculent pour avoir le meilleur morceau. Sans rechigner, ils déboursent les 700 F requis pour obtenir un morceau de viande. « Dans le passé, on achetait une tranche à 500 F. Aujourd’hui les vendeurs exigent 200 F de plus et on se plie volontiers, pour assouvir nos envies », affirme une cliente. Au constat, le prix qui varie entre 600 et 700 F se généralise dans les autres points de vente, notamment à Mvog-Ada, à Melen, à Olezoa, au quartier Huitième, entre autres.   
Pour expliquer cette hausse de prix, les vendeurs de la grillade évoquent les mesures prises par les autorités pour limiter les dégâts de la peste porcine qui a sévi au Cameroun en 2016. L’épizootie avait alors touché le cheptel dans la partie septentrionale. Comme suite logique, le gouvernement avait interdit la circulation de porc entre les régions du grand Nord et celles du grand Sud. « Nous sommes contraints d’augmenter le prix parce que la ligne du Nord est interdite. Les porcs sont devenus chers parce qu’ils sont rares », explique Paulin Tchangam, vendeur.
Il faut peut-être rentrer à la ferme pour mieux comprendre la situation. « Les éleveurs se plaignent du fait qu’aujourd’hui, non seulement le cheptel se fait rare, mais surtout, le prix de la provende a presque triplé », soutient un boucher à Yaoundé. Raisonnement assez logique, puisque la tasse de maïs, élément principal de l’alimentation des porcs s’obtient aujourd’hui à 90F, contre 40 F il y’a peu. Les éleveurs augmentent donc les enchères, au grand dam des vendeurs, obligés à leur tour de corser la note dans les marchés. Le prix des porcs dépend de leur gabarit, variant entre 60 000 et 150 000 F. Une hausse sensible qui affecte le marché de la viande.
J. Apocalypse BEBDIKA (stagiaire)

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