Tabaski 2016: sous le signe de la paix

Au Complexe islamique de Tsinga, l’imam a invité les fidèles musulmans à méditer sur la grâce d’Allah, lundi à Yaoundé.

Très tôt lundi matin, les fidèles musulmans, drapés dans des boubous pour les hommes et de beaux pagnes chatouillants chez les femmes, ont convergé massivement au Complexe islamique de Tsinga à Yaoundé. Ils y ont prié à l’occasion de la fête du mouton, la plus grande fête musulmane qui se célèbre 70 jours après celle du Ramadan et à laquelle ont pris part de nombreuses personnalités diplomatiques, administratives et politiques, les membres du gouvernement. 
Au cours de cette commémoration, les fidèles ont rendu gloire à Allah, le Très-Haut, le père miséricordieux, en souvenir de la soumission d'Abraham (Ibrâhîm en arabe) à la volonté de Dieu. Allah avait demandé à celui-ci de sacrifier son fils, Ismaël. Alors qu'Abraham était sur le point d'égorger l'enfant, l'ange Gabriel le remplaça par un mouton. C’est en souvenir de cet épisode historique que chaque famille musulmane devait sacrifier un animal, traditionnellement un mouton.
Dans son sermon de sacrifice de l’an 1437 de l’hégire, correspondant à l’an 2016, l’Imam Aboubakar Oumar a d’abord rendu gloire à Allah, celui dont la pureté est exaltée matin et soir. Aux fidèles, le serviteur d’Allah a rappelé : « faites du jour de fête, un jour de réjouissance et non d’amertume, d’unité et non de division, de bonheur et non de malheur, d’amour et de clarté et non de haine et de répulsion. Manifestez la tolérance, la compassion, entraidez-vous dans le bien et la piété. Ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Maintenez les liens de parenté, portez votre attention aux veuves, aux orphelins et à tout autre indigent ».  Au cours de la prière, le serviteur d’Allah a invité les fidèles à ne pas considérer la fête comme une distraction qui fait sombrer les uns et les autres dans des distractions éphémères. « Je demande aux Camerounais de méditer sur la grâce d’Allah, sur la paix, et la sécurité et surtout l’amour de la patrie », a proposé l’imam. Et c’est par l’immolation d’un gros bélier blanc que s’est achevé le cérémonial. 
 

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