Droits patrimoniaux et sauvegarde des intérêts familiaux: Des veuves édifiées à Mvengue

A l'occasion de la Journée internationale ce 23 juin, l'Association camerounaise des femmes juristes a organisé hier des causeries éducatives dans cet arrondissement de l'Océan, région du Sud.

Difficile pour elle d'étouffer les larmes qui lui remplissent les yeux. Quand elle parle de son défunt époux, Corentine Zibi Etoundi, enseignante au Lycée technique et commercial bilingue de Yaoundé, peine à cacher son émotion. Veuve depuis 2021 et mère de trois enfants, elle est en procédure à la Cour suprême. Les trois enfants du premier lit de son mari contestent son testament. « J'ai déjà tellement fait la cellule. Nous sommes en ce moment à la Cour suprême avec ces enfants pour le jugement d'hérédité. Mon mari avait laissé un testament répartissant ses biens », raconte-t-elle. Un tiers des biens revient à ses trois enfants âgés de 16 à 27 ans et les deux tiers restants reviennent aux enfants du premier lit, des quadragénaires. A la veille de la commémoration de la Journée internationale des veuves, Corentine Zibi Etoundi a fait le déplacement jusqu’à Mvengue, dans le département de l'Océan, région du Sud. Objectif, écouter des témoignages et bénéficier des conseils de l'Association camerounaise des femmes juristes (Acafej). La Place des fêtes de Mvengue a servi de cadre pour des causeries éducatives à l'endroit de veuves venues en grand nombre. « Nous sommes venues pour vous donner des pistes de solutions. Personne ne doit partir d'ici désespérée », dira d'emblée Yvonne Léopoldine Akoa, présidente nationale de l'Acafej. C'est en tout cas l'ambition de Marianne Abeh Ateba, 47 ans. Son compagnon est décédé il y a 10 ans dans un accident de circulation après Ngomedzap. Entrepreneur, il n’était pas son mari officiel. Ensemble, 20 ans et eu trois enfants. Difficile pour cette infirmière de formation de continuer de vivre à Yaoundé pour assurer la survie de ses enfants. « Je suis rentrée au village pour faire les champs. Je ne peux payer l'école que pour mon fils de 18 ans. Je n'ai plus les moyens pour les autres âgés 20 et 23 ans &ra...

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