Elus, n’attendez pas la campagne !
- Par Brice Mbeze
- 10 Jul 2026 07:59
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«O n ne nourrit pas la poule le jour du marché». Elèves et étudiants connaissent bien par cœur cet adage populaire. Cette sagesse, toujours citée dans les cours de récréation et les campus, est utilisée par les encadreurs ou les parents ; histoire de rappeler aux apprenants que l’examen ne se prépare pas le dernier jour. Pour mettre toutes les chances de son côté, l’élève doit réviser ses leçons tout au long de l’année. Cet enseignement, pourrait s’appliquer aussi avec efficacité à d’autres domaines de la vie, notamment à la politique. Après une année 2025 agitée, marquée par l’organisation de l’élection présidentielle du 12 octobre, le microcosme politique est ensuite tombé dans une sorte de léthargie. Le ca lendrier électoral initial prévoyait la tenue des élections législatives et municipales dans la foulée de la prési dentielle, la mère des consultations électorales. Au vu de certaines contraintes, logistiques notamment, ces scrutins ont été décalés. Mais pas pour longtemps. Un nouveau calendrier a été en effet redessiné lors de la session parlementaire de mars 2026. Au cours de ladite session, l’Assemblée na tionale, après examen d’un projet de loi déposé par le gouvernement, a prorogé le mandat des députés jusqu’au 20 décembre 2026. Celui des conseillers municipaux, également en « sursis », a été également prolongé, mais par un décret présidentiel, ce conformément aux textes. Il court désormais jusqu’au 28 février 2027. Mais, techni quement, les deux scrutins ne sont pas liés. Le Code électoral, boussole des élections, a été aussi remanié. Au regard des dispositions de la loi et des textes ré glementaires en vigueur, il y a lieu de conclure que les élections législatives et municipales qui ont déjà connu deux « glissements » de date sont de plus en plus certaines. Presque cinq mois nous séparent dés ormais de ces échéances. Les élus sortants n’ont donc plus que quelques mois pour défendre leurs mandats. Les aspirants, eux, commencent aussi à fourbir leurs armes. C’est la dernière ligne droite pour le nouveau cycle électoral en gestation. La course à l’Assemblée nationale et vers les Conseils municipaux est plus que jamais lancée. La convocation du corps électoral pour les deux scrutins -elle-même encadrée par les textes- inter viendra le moment opportun. A cinq mois globalement de la grande sonnerie, les partis politiques et les can didats potentiels, sont invités à occuper le terrain. Pour ceux qui dorment encore, le réveil retentit pour les inciter à aller vers l’électorat. En matière électorale, l’électeur reste roi. Le regard de l’observateur autorise à penser que le nouveau calendrier électoral est une aubaine aussi bien pour les entrepreneurs politiques que pour tous ceux qui gravitent autour de cet éco système. La trêve politique actuelle…tombe à pic. C’est l’heure des grandes vacances, période de brassage par excellence. Lors des échéances électorales, les jeunes jouent un rôle-clé. La dernière élection prési dentielle a encore donné la preuve aux uns et aux autres de ce que cette tranche d’âge s’intéresse de plus en plus à la chose politique et à la gestion de la cité. Avec les femmes, les jeunes constituent la caté gorie de l’électorat la plus ciblée, la plus courtisée et la plus choyée. Ils son...
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