Ordures ménagères: Ça recommence

Plusieurs quartiers de la capitale étouffent à nouveau, confrontés aux tas d’immondices.

R ue des cocotiers au lieu- dit TamTam, arrondisse­ ment de Yaoundé VI. Une colline d’immondices tutoie le ciel ce 6 août. Sur la chaussée, le côté droit a disparu, avalé par les sacs poubelles, les eaux usées et les objets hors d’usage. Automobiles et piétons se disputent l’autre voie, au milieu des odeurs nauséabondes. Ici, les moustiques ont élu domicile. Et pourtant, la vie continue. Des jeunes fouillent les tas à la recherche de bouteilles et de ferraille. À quelques mètres, les employés d’une laverie n’ont pas d’autre choix que de repousser les déchets à mains nues pour pouvoir travailler. La faute, selon les riverains, à un ramassage défaillant. « Ce sont les ordures d’une seule semaine. C’est à cet en­ droit que tous les habitants et com­ merçants du marché Acacia, du Rond- point Express, de Nsimeyong et de Jouvence viennent vider leurs pou­ belles. Même quand les employés de Thychlof passent, les ordures ne diminuent pas », déplore un res­ ponsable de la laverie. Le problème dépasse la Rue des cocotiers. Dans plusieurs quartiers, Yaoundé croule à nouveau sous le poids des ordures. L’image d’une ville qui respirait il y a quelques mois n’est déjà plus qu’un souvenir lointain. La capitale retient à nou­ veau son souffle. Au lieu-dit Montée maison blanche par exemple, les tas d’ordures se transforment en véritables coupeurs de route. Les automobilistes sont obligés de fon­ cer dessus pour circuler. Au marché Essos, à Yaoundé V, comptoirs et étals se confondent avec les pou­ belles. Hier, deux agents d’Hysacam ten...

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