Certification des diamants: le verdict des experts dans un mois

Economie
MESSI BALA | 12-12-2016 16:00

La mission du Processus de Kimberley a achevé son travail le week-end dernier après des descentes sur les sites d’extraction du diamant dans la Kadey.

Mission terminée au Cameroun pour les cinq experts du Processus de Kimberley (PK). « Le verdict de cette visite de revue sera connu au plus tard dans un mois », affirme Maurice Miema, président de la commission dépêchée par le PK. Il s’exprimait ainsi devant la presse, vendredi, dernier, sortant de trois heures d’échanges dans les locaux d’une centrale d’achat de diamant (Gems Africa Sarl) au centre-ville de Batouri. Ses quatre collègues et lui achèvent alors leur descente de 72 heures dans la région de l’Est et le département de la Kadey en particulier. La veille, jeudi 8 décembre, la commission s’est divisée en deux équipes pour visiter les sites actifs d’exploitation de diamant à Boumbé Bakari, Boumbé Château dans la commune de Kentzou et à Gbiti dans la commune de Kette.
A la lumière des échanges auxquels CT a assisté, avec les autorités administratives, les responsables des services déconcentrés du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, les collecteurs, les artisans miniers et la centrale d’achat, tout montre que le système de certification du PK est très bien implanté au Cameroun. Reste deux défis majeurs. La simplification des bordereaux destinés aux artisans en tenant compte du confort intellectuel de ces derniers. Il faut qu’ils arrivent à remplir ces carnets aisément sans être obligés de se faire aider par d’autres personnes. Et le convoyage immédiat des feuillets au siège du secrétariat permanent du PK à Yaoundé. Par le passé, l’on attendait que tous les feuillets soient disponibles avant de les convoyer pour l’exportation.
Au sujet de la probable circulation du diamant interdit de la République centrafricaine sur le territoire camerounais, rien ne permet de l’affirmer. Ce sont des artisans de nationalité camerounaise qui sont sur les sites d’extraction en territoire camerounais, même si la frontière avec la RCA n’est jamais loin. Les registres de comptabilité de ces artisans sont bien tenus. Tout comme ceux des acheteurs (collecteurs). Et dernier argument mobilisé par Kisito Mvogo, secrétaire national permanent du PK au Cameroun, « La RCA produit 500 000 carats par an. Nous ne sommes qu’à 2500 ou 3000 carats. Si les allégations des Ong internationales étaient fondées, l’on constaterait une augmentation exponentielle de la production diamantifère du Cameroun ». 
 

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