Exploitation minière: le MINMIDT contrôle les sites à Colomine

Ernest Gbwaboubou était vendredi dernier dans cette localité de l’arrondissement de Ngoura, région de l’Est pour sensibiliser sur le respect de la réglementation.

Un fleuve dévié, avec pour corolaire, des retombées négatives sur l’environnement, compte tenu des produits chimiques utilisés. Des entreprises en marge de la réglementation. Des sites peu restaurés, etc.

Lors de la descente sur le terrain effectuée vendredi sur des sites miniers de la localité de Colomine, dans la région de l’Est, le ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique, Ernest Gbwaboubou a pu constater que le respect de la réglementation n’était pas la première préoccupation de certains opérateurs.

Aussi, le MINMIDT a-t-il été obligé de hausser le ton face à ses interlocuteurs. « J’ai été saisi par le délégué régional, de la déviation du fleuve Kadey au niveau de l’arrondissement de Ngoura, précisément dans la zone de Colomine. J’ai pu constater qu’effectivement des hommes sans foi ni loi bravent les lois et règlements du Cameroun.

Les textes sont clairs. Il n’y pas d’activité minière sur le lit d’un fleuve. Pour ceux qu’on a trouvé sur place, on a demandé de produire les différents documents. Pour la plupart ils n’en ont pas. On va demander à la justice de s’en occuper », déclare Ernest Gbwaboubou.

En outre, le MINIMIDT est descendu sur le site exploité par la société CODIAS, dont la demande de signature de convention minière est actuellement en cours de négociation avec le gouvernement. Ici, l’objectif est de collecter les données nécessaires, susceptibles d’aboutir à la signature ou non de cette convention par l’Etat, permettant ainsi la migration de la mine artisanale vers celle industrialisée.

Le site est en arrêt d’activités en attendant que le dénouement des négociations soit effectif, et que le gouvernement se prononce sur la faisabilité du projet. Mais, des riverains en profitent pour venir nuitamment « sonder » les lieux, au péril de leurs vies.

Des pratiques à condamner, selon le ministre Ernest Gbwaboubou. « L’artisanat minier, ce n’est pas ça. Il faut éviter de le faire de manière clandestine et avec un permis qui appartient à un privé », affirme-t-il.

Aussi, cette descente sur le terrain a-t-elle également permis de recadrer les différents acteurs de la chaine logistique minière, notamment dans l’exploitation artisanale semi-mécanisée.

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