CEP, FSLC: c’est demain !

Les épreuves de l’examen qui donne accès au premier diplôme se déroulent mardi et mercredi.

Pour les finissants du cycle primaire, c’est demain le jour J. Ils iront à la conquête de leur premier diplôme. Les enseignants affirment unanimement qu’ils présenteront l’examen avec moins de pression par rapport au concours d’entrée en 6e ou au Common Entrance.

Certains d’entre eux y vont d’ailleurs avec un pied déjà dans le secondaire. La raison n’est cependant pas suffisante pour eux et leurs encadreurs de mettre la pédale douce sur les révisions.

En milieu de semaine dernière, dans la cour de récréation de l’école publique d’application de Melen I, une vingtaine d’élèves bouclait vers 13h, les cours de révision générale, en vue de l’examen du Certificat d’étude primaire (Cep) prévu ces 12 et 13 juin.

Dans ce groupe d’élèves issus essentiellement du cours moyen II (CM2), quatre élèves du niveau inférieur (CM1) comptent parmi les candidats. « Aujourd’hui, nous avons traité les sujets concernant la SVT. Je suis interrogé comme les autres camarades de CM2», relate Gabriela Joyce Kemoué, 10 ans, candidate venant du CM1.

Elle a obtenu 14 de moyenne au Cep blanc, et s’est très vite adaptée aux pressions des révisions. Les élèves du Cours moyen I convoitent aussi ce premier diplôme qui sanctionne la fin des études primaires. Il s’agit le plus souvent des élèves brillants. L’initiative vient des parents qui conditionnent leurs enfants dès les résultats du premier trimestre.

« Cela fait la fierté de leurs géniteurs de les voir avancer très vite », constate Robert Guilva, enseignant. L’élève du CM1 qui passe avec succès les épreuves du Cep va directement en classe de 6e. Une année de gain certes, mais une lourde perte pour les élèves, selon les instituteurs.

« L’enfant doit suivre un cycle normal. Sinon, il est rattrapé et bloqué plus tard par des notions n’ayant pas été assimilées et étudiées au CMII », avise Bello Doumba, directeur d’un groupe scolaire privé à Yaoundé. Les programmes du CM1 et ceux du CM2 sont complémentaires.

« Il y a des disciplines du CM1 comme la science, les mathématiques, qui ne sont achevées qu’au CM2. Du coup, l’élève qui ne termine pas son parcours primaire n’est pas complet », explique Mme Aoudou, professeur des lycées. Les dossiers des élèves du CM1 en vue du Cep sont enregistrés, malgré l’interdiction par les textes qui organisent cet examen.

Les directeurs d’école qui valident ces candidatures sont ainsi complices, des supérieurs hiérarchiques puisqu’ils les admettent comme élèves du CMII pour tromper la vigilance. A la réalité, personne n’est dupe puisque c’est un phénomène connu de tous : instituteurs, directeurs d’école, inspecteurs pédagogiques, conseillers d’orientation, etc.

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