Cameroun-UE : anciens migrants en réinsertion

Pris en charge par l’Organisation internationale pour les Migrations, ils ont entamé une formation localement.

Alvine Vanessa Tchoukouadeu a terminé sa formation en soudure, montage et chaudronnerie au collège de la Salle de Douala. La jeune femme peut de nouveau postuler à des emplois, ou se mettre à son compte. Alvine a tenté l’aventure, comme quatre autres apprenants recueillis par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM). Après son bac et une année de chimie en Fac, elle a décidé de partir du Cameroun. Entre l’Afrique de l’Ouest, le Maroc, la Libye et l’Algérie, elle a vécu des moments difficiles, qui hantent encore ses nuits. Désert, chaleur caniculaire, froid glacial, famine etc.


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Eric P., qui suit une formation en électricité industrielle, a passé six ans entre le Maroc, la Libye et l’Algérie. Victime de xénophobie, de maltraitance (amputation de trois orteils), il regrette cette aventure et est heureux d’être de retour au Cameroun.


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Autre visage, celui de Brice T., formé en cordonnerie moderne quand il quittait le Cameroun. Il est revenu en janvier 2019. Le jeune homme a aussi vécu des atrocités qu’il veut oublier. « La vie est meilleure chez nous, je regrette d’être parti. Après ma formation de Web Designer, je compte mettre sur pied ma structure », indique-t-il. C’est sa passion pour la musique qui l’a poussé partir du pays en avril 2007. Mais toutes ses tentatives pour traverser la mer ont été vaines. Après une errance traumatisante sur le continent, il rentre au pays en 2011.


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Ces quatre jeunes, la trentaine, racontent la même histoire. Maltraitance, arnaques, xénophobie vécues alors qu’ils voulaient absolument gagner l’Europe. Malheureusement pour eux, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Grâce à l’OIM et à un financement de l’Union européenne, ils sont non seulement rentrés au Cameroun, mais se forment pour leur insertion professionnelle. « Nous sommes fiers que ces jeunes aient trouvé la route de l’espoir grâce à ces formations », a indiqué récemment Emma  Plia Vandellos, de la section Economie et Gouvernance de l’UE à Yaoundé.


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