Promotion du Commerce: leçons aux PME africaines au Maroc

Regroupement, respect des normes et prise en compte des questions environnementales font parti des recommandations de Marrakech.

 

La 11e conférence mondiale du réseau des organismes de promotion du commerce (OPC) s’est refermée vendredi à Marrakech au Maroc, sur des leçons pratiques, notamment en direction des PME africaines. « Elles doivent retenir qu’aujourd’hui, le business qui n’intègre pas les questions environnementales et numériques ne survivra pas, ou ne sera pas profitable », a indiqué Zahra Maafiri, directrice général de Maroc export. C’est cette structure qui a organisé la conférence des OPC, en partenariat avec le Centre de commerce international (CCI). La rencontre de deux jours a réuni 70 pays dont une trentaine d’Etats africains. Aux OPC représentant l’Afrique, il a particulièrement été recommandé de travailler avec les PME locales sur le renforcement de leurs capacités dans les domaines qui sont aujourd’hui challengeant, comme la digitalisation et le développement durable. Des questions déjà traitées ailleurs et sur lesquelles le continent noir doit rattraper son retard, pour pouvoir gagner une part du marché international. « En tant qu’OPC, nous avons le devoir, aujourd’hui plus qu’hier, de sensibiliser, d’informer et de renforcer les capacités des entreprises et particulièrement de nos PME, pour intégrer dores et déjà ces questions dans leur management, dans la restructuration de leur entreprises, afin de dresser leur plan d’internalisation et d’exportation », a clairement expliqué Zahra Maafiri à ses pairs. Elle a souligné que cela fait partie des actions qui font la force du Maroc, aujourd’hui premier investisseur en Afrique subsaharienne.

La question des normes de production et de commercialisation a longuement aussi meublé les travaux de Marrakech. L’on relève que certes, c’est le marché qui éduque l’entreprise et l’oblige à respecter les normes, mais que les OPC doivent avoir les mécanismes et outils nécessaires pour pouvoir répondre au renforcement de capacité d’une PME quand elle se rend compte que son produit ne passe plus au niveau international, pour non respect des normes. Lesquelles évoluent d’ailleurs assez rapidement. Il faut donc qu’il y ait régulièrement des ateliers de formation, un accompagnement collectif ou individualisé, pour pouvoir donner la chance aux PME africaines de survivre au marché international et bien sur, de survivre dans leur environnement immédiat, de créer des emplois et des richesses pour son pays.

Pour sa part, Arancha Gonzalez, directrice exécutive du CCI a insisté sur la nécessité d’« établir des réseaux et des partenariats, travaillé mieux pour comprendre les risques et les opportunités. Il faut un peu plus de stratégies et surtout regarder plus l’impact, le résultat. Bref, mieux planifier pour mieux agir en partenariat. Autant de recommandations dont la mise en œuvre sera évaluée lors de la 12e conférence qui se tiendra à Paris en 2018.

Envoyée spéciale à Marrakech.

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