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Un accompagnement nécessaire

Ceux qui, au Cameroun comme à l’étranger, doutaient encore de la tenue, le 9 février 2020, du double scrutin municipal et législatif sur toute l’étendue du territoire national savent désormais que ces élections locales auront bel et bien lieu à la date prévue. Car en effet, dans son message à la Nation le 31 décembre dernier, à l’occasion de la fin d’année 2019 et du nouvel an 2020, le président de la République, Paul Biya, a mis un terme à toutes les spéculations en déclarant notamment que : « Des dispositions sécuritaires ont été prises pour que, sur toute l’étendue du territoire, tous nos concitoyens puissent exercer leur droit de vote. Si cela s’avère nécessaire, elles seront davantage renforcées. » Autrement dit, la volonté et l’engagement du chef de l’Etat demeurent que ces élections de proximité de février 2020 se tiennent effectivement sur l’ensemble du pays, y compris dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où l’activité criminelle des groupes armés continue de perturber la vie publique, économique et sociale. Alors que, comme l’a rappelé Paul Biya, diverses mesures ont été prises ces derniers temps pour ramener à la raison les jeunes qui se sont laissé endoctriner. La promesse présidentielle de renforcer le dispositif sécuritaire si la situation sur le terrain l’impose avait d’ailleurs été assortie d’une sévère mise en garde : « Pour ceux qui s’obstinent à demeurer dans la mauvaise voie et qui continuent à avoir recours à la violence, nous n’aurons d’autres choix que de les combattre pour protéger tous nos concitoyens », avait-il averti. 
Passant de la parole aux actes, le chef de l’Etat qui est également le chef des Forces armées, vient d’instruire le déploiement qui a commencé dans la région du Sud-Ouest, de 350 éléments de la Gendarmerie nationale, afin de sécuriser le processus électoral en cours. L’enjeu est de taille puisque le scrutin attendu a un ancrage local très prononcé. Les municipales permettront aux citoyens-électeurs de choisir leurs compatriotes qui vont gérer les communes au cours des cinq prochaines années, tandis que les législatives seront l’occasion d’élire les représentants du peuple souverain à l’Assemblée nationale pour la même période. En outre, le président de la République, compte tenu du contexte actuel marqué par les récentes réformes institutionnelles, a de bonnes raisons de mobiliser ses concitoyens en vue d’une participation massives à ces élections. « J’exhorte tous les Camerounais inscrits sur les listes électorales à aller voter, en ayant conscience qu’ils éliront des femmes et des hommes qui traduiront dans les faits les réformes voulues par le peuple camerounais, notamment l’accélération de la mise en œuvre de la décentralisation », avait-il alors ajouté. Les renforts envoyés dans les localités où la paix est menacée vont ainsi permettre de rassurer davantage les populations qui vivent la peur au ventre. Ils vont aussi dissuader les fauteurs de troubles qui ont promis dans les réseaux sociaux de perturber l’organisation et la tenue du double scrutin du 9 février 2020. En agissant de la sorte pour mieux accompagner le processus électoral, le chef des Forces armées joue son rôle de protecteur des institutions et de garant de la sécurité des personnes et des biens. C’est même, sans exagération, un impératif catégorique.
 

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