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Culture

87 ans du décès du Roi Njoya : une commémoration à Brazzaville

Le souvenir historique lié au Souverain des Bamoun a été honoré le 30 mai dernier dans la capitale congolaise, par la communauté camerounaise.

La mémoire du Roi Njoya, célébrée chez les voisins congolais. Le 30 mai dernier, la communauté camerounaise de Brazzaville, s’est réunie autour de Komidor Njimoluh Hamidou, ambassadeur du Cameroun en République du Congo. Un rendez-vous pour se rappeler la vie et l’œuvre du souverain du royaume Bamoun. Cet important pan de l’histoire du Cameroun a été revisité à l’occasion du 87 e anniversaire de la disparition du Roi Njoya. Le 30 mai 1933, celui qu’on surnommait «Njoya l’Africain» s’en allait, laissant au patrimoine national de nombreux trésors. Des prouesses remises au goût du jour au cours d’une rencontre scientifique tenue les 27 et 28 novembre 2013 à l’Université de Yaoundé I. Les grandes lignes de ces assises sont à retrouver dans un ouvrage intitulé, « Le roi Njoya, créateur de civilisation et précurseur de la renaissance africaine », paru chez L’Harmattan en 2014. Quelques points saillants de cette collection d’idées et de savoir ont été relevés par les participants de la cérémonie de commémoration.

Présents à la célébration du 30 mai à Brazzaville, l’ambassadeur Komidor Njimoluh Hamidou ainsi que Sa Majesté Michel-Cyr Djiena Wembou, roi des Balen, à Bafang, département du Haut-Nkam, région de l’Ouest, par ailleurs secrétaire géné- ral en charge du Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), entre autres chefs de mission diplomatique et dignitaires, ont reconnu que la sagesse du Roi Njoya continue d’être perceptible. A travers l’invention d’une écriture, il a contribué à l’évolution, mais aussi à la reconnaissance de la civilisation africaine. Des travaux d’érudits et de chercheurs africains tels que le Pr. Jacques Fame Ndongo, présentent le 17e roi de la dynastie de Nshare Yen, comme un « linguiste inspiré, inventeur d’une écriture opérationnelle, réalité vivante à travers les écoles Shü-mom, qu’il va falloir redynamiser à travers un mécanisme spécial de diffusion. » Philosophe, historien, cartographe et agronome, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur les pratiques médicales, l’interprétation des rêves, la communion entre les religions, l’homme au cœur des débats a gratifié l’Afrique du fruit de ses recherches avant-gardistes. Dans la publication collective rédigée en 2014 par des scientifiques camerounais et africains, on retrouve des in- dices démontrant que le Roi Njoya encourageait la scolarisation de la jeune fille, l’autonomisation des femmes, et même l’établissement d’un registre d’état civil pour donner à tous les citoyens une trace, un souffle. Son travail va au-delà de la pensée africaine, comme l’a souligné le Pr. Daniel Abwa, historien : « Le roi Njoya n’appartient plus, ni à sa fa- mille, ni à son pays, ni à l’Afrique ; il appartient au monde. » Toujours dans ces mémoires, Ibrahim Mbombo Njoya, l’actuel Sultan-roi des Bamoun s’est réjoui de la contribution exceptionnelle de la grande famille Bamoun « aux efforts de l’Afrique dans sa quête de développement et de positionnement dans un monde aujourd’hui globalisant. » En somme, une rencontre riche en rétrospectives et en perspectives .

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