Populations autochtones: plaidoyer pour une inclusion sociale

La visite de travail du MINAS dans la région de l’Ouest, du 9 au 10 août, a permis de jeter les bases de l’épanouissement de ces catégories vulnérables.  

En 2015, un recensement commis par la commune de Koutaba, département du Noun, a révélé que 1067 enfants Mbororo sont sans acte de naissance. Une situation qui s’ajoute à la marginalisation et à la stigmatisation dont sont victimes les Mbororo et Pygmées. Pourtant, souligne le ministre des Affaires sociales (MINAS), Pauline Irène Nguene, l’Etat et ses partenaires ont mis sur pied des programmes et projets, ces dernières années, afin de faciliter l’insertion de ces minorités tout en tenant compte de leur environnement naturel. 
Au cours du dernier triennat, plus de deux milliards de Fcfa ont été investis pour améliorer leurs conditions de vie. L’élaboration d’une cartographie de la population scolarisée Mbororo a, par exemple, identifié 188 étudiants, dont quatre en doctorat. Toutes choses qui traduisent l’engagement des pouvoirs publics derrière la politique sociale du chef de l’Etat, Paul Biya, qui fait de la lutte contre l’exclusion sociale des catégories vulnérables une préoccupation. Le MINAS le faisait remarquer, mardi dernier, lors de la célébration de la 22e journée internationale des populations autochtones. 
Le choix de la localité de Didango, « le tout premier village où les Mbororo se sont installés de manière sédentaire dans notre pays », selon le maire de Koutaba, Koutaptou Ibrahim, n’était pas fortuit. Le représentant des populations Mbororo, Jaji Manu Gidado, par ailleurs, secrétaire général du MINEPIA, a saisi l’opportunité du thème de l’édition 2016, « Les populations autochtones et leur droit à l’éducation », pour plaider en faveur de l’amélioration de la scolarisation des Mbororo et Pygmées. 
En réponse, Mme Nguene a évoqué l’une des stratégies de son ministère, à savoir l’inclusion sociale de ces groupes vulnérables. « L’objectif est de concilier les exigences modernes de l’éducation à travers le langage universel et également les connaissances de ces populations par une intégration de leurs pratiques, leurs us et coutumes », a-t-elle assuré. Le séjour du MINAS à l’Ouest marqué par une visite de courtoisie au sultan roi des Bamoun, S.M. Ibrahim Mbombo Njoya, s’est achevé mercredi par la visite des services déconcentrés placés sous sa coordination.

 

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