Microfinance : les ingrédients de la performance

Un atelier organisé cette semaine à Yaoundé par le ministère des Finances et l’ambassade d’Allemagne pour aider les patrons de ces structures à mieux élaborer un modèle d’affaires.

Rompre avec les pratiques du passé qui déshumanisent la microfinance et asseoir les bases d’un écosystème propice aux missions de la microfinance. Une activité qui concilie utilité sociale et dimension financière. Telles sont les attentes exprimées par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, en ouvrant mardi dernier à Yaoundé, l’atelier international de formation à l’intention des dirigeants des établissements de microfinance et du personnel de son ministère. Il s’agit d’une initiative du Minfi et de la Fondation allemande des caisses d’épargne pour la coopération internationale (Sbfic), une entité qui œuvre au Cameroun pour l’inclusion financière des artistes, entre autres. 


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Pendant deux jours, les participants venus des quatre coins du pays ont été formés, par des experts en provenance d’Asie, d’Europe, des Etats-Unis d’Amérique et d’Afrique, sur le modèle d’affaires des caisses d’épargne allemandes. Le thème retenu pour les travaux étant : « Le modèle d’affaires de la microfinance pour atteindre l’équilibre performance sociale-performance financière ». Il s’agit de calquer le modèle allemand d’épargne propice à l’amélioration des conditions de vie des populations à faibles revenus. 


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Cet atelier marque, selon le Minfi, une forte volonté du gouvernement camerounais d’œuvrer pour l’amélioration des services bancaires qui, bien qu’ayant une certaine performance, devront redoubler d’effort pour le développement économique et financier des entrepreneurs. En effet, le secteur des microfinances au Cameroun compte au 31 décembre 2020, 419 établissements agréés, pour une contribution au financement de l’économie nationale chiffrée à 10%, un volume de collecte de dépôt évalué à 519 milliards de F et 394,35 milliards de crédits octroyés. Le gouvernement ambitionne de booster davantage ce secteur. « Malgré ces chiffres éloquents, il nous reste un long chemin à parcourir pour prétendre à un secteur financièrement stable et performant dans le sens de sa vision originale qui repose sur l’amélioration des conditions de vie des populations à faibles revenus », estime Louis Paul Motaze. Preuve de cette inquiétude, de nombreux cas de faillite des établissements de microfinance enregistrés au Cameroun au fil des années.


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De l’avis de l’ambassadrice d’Allemagne au Cameroun, Dr Corinna Fricke, une bonne connaissance des enjeux financiers fondamentaux permettrait aux populations à faibles revenus de mieux faire face aux aléas et de se prémunir contre des opérations peu sérieuses et le surendettement. Le Sbfic qui a fait ses preuves depuis 200 ans auprès de ses partenaires dans l’amélioration de l’éducation financière de base et la mobilisation de l’épargne, s’est donc engagé à apporter son expérience à l’entrepreneuriat camerounais, dans le secteur de la microfinance.


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