La transition générationnelle en marche

En saluant l’intégration de nombreux jeunes dans les diverses instances parlementaires, municipales et régionales, le président de la République, Paul Biya, les présente comme des acteurs incontournables de la transition générationnelle dans la gestion des affaires publiques.
Qu’ils émanent du parti majoritaire, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), ou des partis d’opposition, de nombreux jeunes ont émergé sur la scène politique à l’occasion des récentes élections et siègent désormais au parlement, dans les mairies et dans les conseils régionaux. Certains y occupent même des postes dans les structures dirigeantes de ces institutions. Quelques-uns ont créé leur formation politique. Non seulement, ces jeunes dirigent ces partis avec dynamisme et talent, mais aussi leurs élus participent activement au fonctionnement du parlement, des mairies et des conseils régionaux.
Autant les jeunes s’investissent dans la gestion des affaires publiques, autant ils cherchent à s’autonomiser dans leur propre environnement. A ce jour, plus d’un million de jeunes se font inscrire sur la plateforme de l’Observatoire national de la jeunesse qui relève du ministère de la Jeunesse et de l’Education civique. Parmi eux, 58 % sollicitent le financement de leurs projets, 23 % souhaitent mener des missions de volontariat, 2% recherchent un emploi, et 18 % une formation professionnalisante. Il est intéressant de rappeler qu’en 2020, le Plan triennal « Spécial Jeunes » a financé 5 500 projets pour un montant global de près de 15 milliards de F et permis l’installation d’un peu plus de 16 000 jeunes dans 66 villages pionniers de la deuxième génération. Dans le domaine de l’économie sociale et de l’artisanat, l’ensemble des projet mis en œuvre par le gouvernement s’élève à 190 milliards de F. Un programme de promotion de l’incubation des entrepreneurs au Cameroun permet d’accompagner les jeunes universitaires porteurs d’idées de projets. 
Le séjour du jeune ingénieur-physicien et enseignant Arsène Stéphane Tema Biwole conforte l’idée selon laquelle de nombreux projets sont initiés par des jeunes. Notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire. Ces projets ne demandent qu’à être capitalisés pour améliorer les conditions de vie des populations. C’est le cas du projet des élèves ingénieurs de l’Ecole polytechnique de Maroua. Lequel vise à améliorer la fourniture en énergie électrique dans cette partie du pays. Ce genre d’initiatives est également intéressant pour l’ensemble du territoire national quand on sait que la production actuelle de l’énergie électrique n’avoisine que 1000 mégawatts alors que les besoins des industries et des ménages sont de loin supérieurs à cette production. L’énergie nucléaire constitue également une aubaine pour l’agriculture. La nécessité de relancer la production agricole est si forte que l’apport de l’énergie nucléaire mérite d’être utilisé à bon escient. 
 En réalité, le chef de l’Etat a toujours été convaincu par la détermination des jeunes à s’investir pour le progrès de la Nation. Le 6 novembre 2018, lors du discours inaugural du septennat des Grandes opportunités, Paul Biya observait à juste titre : « M’adressant à mes jeunes compatriotes, je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir. J’ai compris votre aspiration profonde à des changements qui vous ouvrent les portes de l’avenir et permettent votre plein épanouissement. » Le président de la République ajoutait : « J’ai tout aussi compris votre désir de mieux participer à la prise des décisions qui engagent l’avenir de notre pays. J’en tiendrai compte en ayant à l’esprit que le Cameroun de demain se fera avec vous. » 
Il ne tient donc qu’aux jeunes de faire rayonner le Cameroun et de s’impliquer fortement dans la transition générationnelle à travers une gestion honorable des affaires publiques et privées.           
 

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