Relance économique post-Covid 19 : des pistes balisées pour l’Afrique

Le sommet de Paris sur le financement des économies africaines, tenu le 18 mai dernier a proposé des soutiens aux économies du continent.

Le 18 mai dernier, les dirigeants et représentants d’une quarantaine de pays et d’institutions de financement étaient réunis à Paris en France dans le cadre du Sommet sur le financement des économies africaines. Une rencontre présidée par Emmanuel Macron, président de la République française, à laquelle a pris part, en qualité de représentant du président de la République Paul Biya, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.

Sans surprise, la pandémie de Covid-19 et son impact économique, principalement sur le continent africain, étaient au centre des échanges. L’Afrique, avec ses économies fragiles, étant secouée par cette pandémie non encore maîtrisée, il était question au cours de cette rencontre de proposer des pistes de solutions pour la relance économique sur le continent. Lesquelles pistes sont contenues dans la déclaration finale signée à l’issue de la concertation. Comme première piste, le Fonds monétaire international (FMI) estime que jusqu’à 285 milliards de dollars (plus de 153 mille milliards de F) de financements supplémentaires sur la période 2021-2025 seraient nécessaires aux pays africains. La moitié reviendrait aux pays africains à faible revenu, pour renforcer la réponse apportée à la pandémie. « Sans action collective, le financement et les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine seront compromis », peut- on lire dans la déclaration. Surtout que, de l’avis des participants, nombre d’économies africaines ne possèdent ni les capacités suffisantes ni les instruments des grandes puissances pour lancer, comme elles, de vastes plans de relance, en utilisant les ins- truments monétaires et budgétaires massifs.

Il est également prévu la mise en place d’un soutien financier très substantiel visant à donner une impulsion indispensable à l’économie des pays africains et à apporter les moyens d’investir pour un avenir meilleur. Ainsi, une allocation générale de droits de tirage spéciaux du FMI d’un montant qui devrait atteindre 650 milliards de dollars (plus de 349 mille milliards de F), dont près de 33 milliards de dollars (près de 18 mille milliards de F) destinés à augmenter les avoirs de réserve des pays africains est attendue dans de meilleurs délais. Ce soutien sera complété par l’aide publique au développement, une 20 e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement, la 16e reconstitution générale des ressources du Fonds africain de développement en 2022, entre autres. Mais dans l’immédiat, la priorité absolue est de vaincre la pandémie, d’où l’engagement pris pour un accès équitable en Afrique à des vaccins, des traitements et des moyens de diagnostic sûrs et abordables grâce au dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la Covid- 19 (Accélérateur ACT) et à sa facilité COVAX, ainsi qu’à l’initiative AVATT de l’Union africaine. L’accélération de la production d’un vaccin local n’est pas en reste .

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