Interview: «Nous avons déjà neuf partenariats privés»

Isaac Roger Tchouamo, secrétaire exécutif du Programme d’appui à la recherche.

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Le Minresi vient de signer une convention avec huit coopératives sur la recherche agricole. De quoi s’agit-il exécutif exactement?

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Le Programme d’appui à la recherche (PAR) est l’un des programmes du Contrat de désendettement et de développement (D2D) du gouvernement camerounais. Il comporte cinq composantes, dont l’étude sur l’économie de la recherche qui est déjà achevée et les projets de recherche mis en œuvre par l’IRAD, sans compter le fonds de recherche sur base compétitive. Les conventions qui ont été signées le 1er août dernier faisaient suite au premier appel à manifestation d’intérêts du programme de fonds de recherche sur base compétitive. Ce programme avait été conçu par le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation pour pouvoir rapprocher la recherche du secteur privé. C’est donc un partenariat public-privé.

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Le premier a été signé en avril 2005 avec cinq partenaires. Le second a été signé en août de la même année avec quatre partenaires. C’est dire que nous avons déjà sur le terrain neuf partenaires privés qui sont en train de mettre en œuvre des projets de recherche de développement. Le 1er août dernier, nous avons donc signé huit autres conventions avec de nouveaux partenaires, qui sont des regroupements de producteurs, des PME et des structures de conservation de la biodiversité.

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S’agit-il d’un don ou d’un prêt remboursable ?

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C’est un cofinancement entre le ministère de la Recherche scientifique et l’Innovation (MINRESI) et le partenaire privé. La grille de sélection respectait les termes suivants : en ce qui concerne la recherche, le programme C2D finançait à 100%, de même pour la formation. Mais en ce qui concerne les investissements, le C2D prenait 40% et 60% par l’entreprise, qui assurait entièrement le fonctionnement. Il y a néanmoins une subvention. Cette fois, c’est un don de l’Etat pour acquérir un équipement et à la fin du  projet, cela revient à l’entreprise.

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Globalement, quelles sont les attentes de ces coopératives ?

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Nous sommes là pour mettre en place les grandes visions du chef de l’Etat. C’est notre contribution à la mise en place du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi. Ces partenaires doivent créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. Il faudrait que les partenaires puissent montrer qu’il y a une prise en compte de l’aspect-genre. Nous attendons également de ces structures qu’elles puissent créer des richesses et de la valeur ajoutée.

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Quid du suivi ?

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Effectivement, avant de monter le projet, dès le départ, nous avons un comité de sélection. C’est une instance scientifique, qui fait des propositions au comité de pilotage qui est comme le conseil d’administration. A la fin, il y a un comité de suivi, pour voir si effectivement ce qui a été prévu dans le Plan technique annuel budgétisé est respecté. Ce suivi est réalisé par trois structures, notamment le Centre de coopération international pour la recherche de développement qui participe activement à ce suivi. Il y a aussi l’inspection générale du MINRESI qui participe au mécanisme de suivi. Au niveau du PAR, il y a une cellule de suivi. En plus de cela, il y a des structures comme l’Agence française de développement (AFD) qui, une ou deux fois par an, organise des missions conjointes de suivi-évaluation. La dernière en date a été réalisée en juillet 2016. Il y a enfin le suivi quotidien que nous effectuons au niveau du PAR. Encore que, les partenaires eux-mêmes viennent vers nous en cas de difficultés.

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